Gardienne des monts et des bois, vierge, qui les femmes en travail d’enfant, trois fois appelée, entends et arraches à la mort, déesse au triple aspect, par-dessus ma villa, ce pin te sois dédié, à qui, heureux, chaque fin d’année, d’un verrat se préparant au coup oblique le sang je donnerai. Lecture avec le texte latin
Gardienne des monts et des bois, vierge,
Montium custos nemorumque uirgo,
qui les femmes en travail d’enfant,
quae laborantis utero puellas (…)
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strophes sapphiques
Articles
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Horace, Odes III 22 | Diane
24 septembre 2014, par Danielle Carlès -
Horace, Odes II 4 | Celui qui aime une servante
22 janvier 2013, par Danielle CarlèsTu n’as pas à rougir d’aimer une servante, Xanthias de Phocide. Jadis, si fier qu’il fût, l’esclave Briséis avec son teint de neige émut le cœur d’Achille,
émut celui d’Ajax fils de Télamon la beauté de Tecmesse, captive et lui son maître. L’Atride s’enflamma au milieu du triomphe pour la vierge enlevée
après la défaite des escadrons barbares sous le vainqueur Thessalien, quand la fin d’Hector facilita la chute et malgré leur fatigue aux Grecs livra Pergame.
Et qu’en sais-tu si elle (…) -
Horace, Odes IV 6 | Phébus
9 février 2015, par Danielle CarlèsDieu que les enfant de Niobé, coupable d’orgueilleuse langue, vengeur ont connu, Tityos aussi, le violeur, et, sur le point d’être vainqueur des hauts remparts de Troie, héros de Phtie, Achille,
à tout autre supérieur, face à toi piètre soldat,5 quand bien même, fils de Thétis marine, il ébranlait les tours dardaniennes sous les coups de son redoutable dard, âpre à guerroyer.
Et celui-là, comme sous la cognée du fer mordant un pin ou bien sous la poussée de l’Eurus un (…) -
Horace, Chant Séculaire
1er avril 2015, par Danielle CarlèsPhébus et, souveraine des forêts, Diane, clair ornement du ciel, ô vous adorables, toujours adorés, exaucez nos prières dans le temps sacré
prescrit par les versets sibyllins afin que jeunes filles choisies et purs garçonnets pour les dieux à qui ont plu les sept collines, redisent un chant.
Alme Soleil au char brillant, qui le jour produis et cèles, et toujours autre et même renais, puisses-tu ne rien voir qui la ville de Rome surpasse.
Bonne, tu ouvres à terme le (…) -
Horace, Odes IV 2 | Émule de Pindare
16 janvier 2015, par Danielle CarlèsDe Pindare qui aspire à être l’émule, Jullus, sur des ailes de cire avec l’aide de Dédale s’appuie, finissant par donner à la vitreuse mer son nom.
Comme un torrent dévalant la montagne, que les pluies5 ont grossi bien au-dessus des rives coutumières, bouillonne et sans limites se précipite Pindare, bouche profonde,
du laurier d’Apollon digne d’être gratifié, soit qu’au long d’audacieux dithyrambes10 des mots inédits il roule et s’emporte en mesures affranchies des (…) -
Horace, Odes I 30 | L’amour précieux
22 décembre 2011, par Danielle CarlèsO Vénus, reine de Cnide et de Paphos, délaisse Chypre que tu aimes, viens habiter le joli sanctuaire de Glycère. Elle t’appelle et fait brûler beaucoup d’encens. Que viennent bien vite avec toi l’enfant des désirs brûlants, et les Grâces aux ceintures dénouées, les Nymphes et la Jeunesse, sans toi moins séduisante, et que vienne Mercure.
Texte latin
O Venus regina Cnidi Paphique,
sperne dilectam Cypron et uocantis
ture te multo Glyceræ decoram
transfer in aedem.
Feruidus tecum (…) -
Horace, Odes I 38 | L’amour de la simplicité
20 juin 2012, par Danielle CarlèsJe déteste, mon enfant, tous ces apprêts inspirés de la Perse. Je n’aime pas les couronnes entrelacées de tilleul. Epargne-toi d’aller rechercher les endroits où il pourrait rester une rose tardive. Au myrte tout simple je me soucie que tu n’ajoutes rien par un travail trop appliqué. Car le myrte ne te messied pas quand tu me sers à boire et il me plaît quand je bois sous le berceau de la vigne. Texte latin
Persicos odi, puer, apparatus,
displicent nexæ philyra coronæ,
mitte sectari (…) -
Horace, Odes II 6 | à son ami Septimius (2)
24 janvier 2013, par Danielle CarlèsSeptimius, prêt à partir avec moi pour Gadès, chez les Cantabres rebelles à notre joug, vers les Syrtes barbares, où sans cesse bouillonne l’onde Maurétanienne,
Puisse Tibur fondée par un colon d’Argos être le lieu où séjournera ma vieillesse. Il convient à un homme lassé de la mer, des voyages et de la guerre.
Mais si les Parques hostiles me l’interdisent je gagnerai le calme fleuve de Galèse, ses brebis emmaillotées, la terre où régna le Laconien Phalanthe.
Ce petit coin de la terre (…) -
Horace, Odes II 10 | D’or est le juste milieu
14 février 2013, par Danielle CarlèsTa vie sera meilleure, Licinius, de ne pas
tracer toujours au large ni par horreur de
la tempête de pousser prudemment trop près
d’une côte dangereuse.
D’or est le juste milieu et qui le choisit
est à l’abri, échappe au sordide d’un toit
malpropre, échappe par sa mesure à l’envie
que suscite un palais.
Plus tourmenté par les vents est l’immense
pin et d’une chute plus lourde tombent les
plus hautes tours, les éclairs frappent au
sommet de la montagne.
Il espère dans (…) -
Horace, Odes III 20 | Le beau Néarque
17 septembre 2014, par Danielle CarlèsTu ne vois pas ce que tu risques à enlever, Pyrrhus, ses petits à une lionne gétule ? Tu ne tarderas pas à fuir de durs combats, ravisseur sans audace,
lorsque, forçant les rangs des garçons attroupés, elle viendra te réclamer son beau Néarque. Sublime enjeu, si à toi la proie cèdera ou la choisira, elle.
Entre temps, pendant que tes flèches agiles tu exhibes, qu’elle aiguise ses dents redoutables, l’arbitre du combat a déposé par terre, sous son pied nu, la palme, (…)