Le calme, demande au dieux celui qui au large est surpris sur la mer Égée à l’instant où un nuage noir ensevelit la lune et que s’éteignent les étoiles qui guident les marins,
le calme, la guerrière Thrace dans la fureur du combat le calme, les Mèdes équipés du carquois, Grosphus, que les pierres précieuses, la pourpre ou l’or ne peuvent acheter,
car ni les trésors, ni un licteur consulaire ne tiennent éloigné le mal-être tumultueux de l’esprit et les soucis voltigeant sous les plafonds (…)
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strophes sapphiques
Articles
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Horace, Odes II 16 | Avec le mépris des envieux vulgaires
13 mars 2013, par Danielle Carlès -
Horace, Chant Séculaire
1er avril 2015, par Danielle CarlèsPhébus et, souveraine des forêts, Diane, clair ornement du ciel, ô vous adorables, toujours adorés, exaucez nos prières dans le temps sacré
prescrit par les versets sibyllins afin que jeunes filles choisies et purs garçonnets pour les dieux à qui ont plu les sept collines, redisent un chant.
Alme Soleil au char brillant, qui le jour produis et cèles, et toujours autre et même renais, puisses-tu ne rien voir qui la ville de Rome surpasse.
Bonne, tu ouvres à terme le (…) -
Horace, Odes III 14 | César revient victorieux
4 septembre 2014, par Danielle CarlèsLui dont hier encore on disait qu’à la façon d’Hercule, ô plèbe ! il allait rechercher le laurier que l’on paie de sa mort, César après l’Espagne retrouve ses pénates, revenu victorieux de là-bas.
Que l’épouse dont le bonheur est dans son seul mari s’avance, ayant accompli les légitimes sacrifices, et la sœur de l’illustre chef et, parées comme il convient de la bandelette des suppliants,
les mères des jeunes femmes et des jeunes gens fraîchement soustraits au danger. Vous, (…) -
Horace, Odes I 2 | Assez de terreur
16 avril 2012, par Danielle CarlèsC’est assez à présent pour notre Père, assez de neige et de grêle funeste envoyée sur la terre, et de sa main rougeoyante frappant les hauteurs sacrées, c’est assez de terreur pour Rome,
terreur pour les peuples que ne revienne la gravité du temps des lamentations de Pyrrha devant l’horreur de prodiges inconnus, quand Protée emmena toutes les bêtes de la mer voir les sommets des hautes montagnes,
que l’espèce des poissons s’enchevêtra aux cîmes des ormes à la place ordinaire des colombes (…) -
Horace, Odes I 10 | Mercure
30 avril 2012, par Danielle CarlèsMercure, beau parleur, petit-fils d’Atlas, toi qui as su, dieu avisé, former les premiers hommes sauvages à l’usage de la parole et à la pratique des beaux exercices de la palestre,
ce poème est pour toi, messager du grand Jupiter et messager des dieux, père de la lyre aux courbes rondes, toi plein de ruse qui voles en te jouant tout ce qui te plaît et le fait disparaître.
Tout enfant jadis Apollon te menaçait d’une voix terrible, si tu refusais de rendre les bœufs que par malice tu lui (…) -
Horace, Odes II 8 | La belle menteuse
28 janvier 2013, par Danielle CarlèsSi une seule fois en punition d’un serment violé, Bariné, tu étais devenue plus laide ne fût-ce que d’une dent noircie, ne fût-ce que d’un ongle abîmé,
je te croirais, mais dès que tu as promis, jurant sur ta tête perfide, tu resplendis, plus belle encore, et tu deviens en public l’obsession de tous les jeunes gens.
Cela te réussit de tromper les cendres de ta mère sous leur couvercle et les astres muets de la nuit, le ciel tout entier, les dieux épargnés par la mort glacée.
Cela fait (…) -
Horace, Odes I 30 | L’amour précieux (2)
3 juin 2012, par Danielle CarlèsÔ Vénus, reine de Cnide et de Paphos, délaisse
Chypre que tu aimes, viens à Glycère ! Elle t’
appelle et elle brûle beaucoup d’encens, viens
habiter son joli sanctuaire !
Se hâtent aux côtés de toi l’enfant des désirs
brûlants, les Grâces aux ceintures dénouées et
les Nymphes, la Jeunesse moins séduisante sans
ta présence et puis Mercure !
Lecture avec le texte latin
Ô Vénus, reine de Cnide et de Paphos, délaisse
O Venus regina Cnidi Paphique
Chypre que tu aimes, viens (…) -
Horace, Odes I 25 | Vengeance
26 mai 2012, par Danielle CarlèsIls se font plus rares les jeunes gens effrontés qui venaient à ta fenêtre fermée l’ébranler à force de projectiles, ils ne volent plus ton sommeil, et ta porte se prend à aimer le seuil,
complaisante autrefois à tourner retourner sur ses gonds. Ce refrain, tu l’entends de moins en moins : « Tout à toi je me meurs de longues nuits durant, et, Lydia, tu dors ? »
Ton tour viendra, vieille femme et méprisée des galants, tu pleureras dans la solitude d’une ruelle, fétu au vent de Thrace (…) -
Horace, Odes II 6 | à son ami Septimius
1er janvier 2012, par Danielle CarlèsSeptimius, tu serais prêt à m’accompagner jusqu’à Gadès, jusque chez les Cantabres qui ne connaissent pas le poids de notre joug, jusqu’aux Syrtes barbares où bouillonne sans cesse l’onde Maurétatienne,
mais puisse Tibur fondée par un colon d’Argos être le lieu où séjournera ma vieillesse, puisse-t-il être le terme, car je suis fatigué de la mer, des voyages et de la guerre.
Et si les Parques hostiles m’en tiennent éloigné, alors je gagnerai le calme fleuve de Galèse, où l’on met des (…) -
Horace, Odes I 38 | L’amour de la simplicité
20 juin 2012, par Danielle CarlèsJe déteste, mon enfant, tous ces apprêts inspirés de la Perse. Je n’aime pas les couronnes entrelacées de tilleul. Epargne-toi d’aller rechercher les endroits où il pourrait rester une rose tardive. Au myrte tout simple je me soucie que tu n’ajoutes rien par un travail trop appliqué. Car le myrte ne te messied pas quand tu me sers à boire et il me plaît quand je bois sous le berceau de la vigne. Texte latin
Persicos odi, puer, apparatus,
displicent nexæ philyra coronæ,
mitte sectari (…)