C’est assez à présent pour notre Père, assez de neige et de grêle funeste envoyée sur la terre, et de sa main rougeoyante frappant les hauteurs sacrées, c’est assez de terreur pour Rome,
terreur pour les peuples que ne revienne la gravité du temps des lamentations de Pyrrha devant l’horreur de prodiges inconnus, quand Protée emmena toutes les bêtes de la mer voir les sommets des hautes montagnes,
que l’espèce des poissons s’enchevêtra aux cîmes des ormes à la place ordinaire des colombes (…)
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strophes sapphiques
Articles
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Horace, Odes I 2 | Assez de terreur
16 avril 2012, par Danielle Carlès -
Horace, Odes I 32 | Le luth de Lesbos
7 juin 2012, par Danielle CarlèsOn me réclame. S’il m’est arrivé de badiner avec toi sans contraintes sous l’ombrage, dis maintenant un poème qui vive l’année entière et même de plus nombreuses, allons, dis un poème latin, luth,
toi qui as vibré la première fois pour un citoyen de Lesbos et un soldat intrépide, mais, au milieu des armes, ou quand il avait amarré son navire chahuté sur un rivage humide,
il chantait Liber et les Muses, et Vénus et l’enfant qui toujours la suit étroitement, et Lycus, beau de ses yeux (…) -
Horace, Odes I 38 | L’amour de la simplicité
20 juin 2012, par Danielle CarlèsJe déteste, mon enfant, tous ces apprêts inspirés de la Perse. Je n’aime pas les couronnes entrelacées de tilleul. Epargne-toi d’aller rechercher les endroits où il pourrait rester une rose tardive. Au myrte tout simple je me soucie que tu n’ajoutes rien par un travail trop appliqué. Car le myrte ne te messied pas quand tu me sers à boire et il me plaît quand je bois sous le berceau de la vigne. Texte latin
Persicos odi, puer, apparatus,
displicent nexæ philyra coronæ,
mitte sectari (…) -
Horace, Odes II 8 | La belle menteuse
28 janvier 2013, par Danielle CarlèsSi une seule fois en punition d’un serment violé, Bariné, tu étais devenue plus laide ne fût-ce que d’une dent noircie, ne fût-ce que d’un ongle abîmé,
je te croirais, mais dès que tu as promis, jurant sur ta tête perfide, tu resplendis, plus belle encore, et tu deviens en public l’obsession de tous les jeunes gens.
Cela te réussit de tromper les cendres de ta mère sous leur couvercle et les astres muets de la nuit, le ciel tout entier, les dieux épargnés par la mort glacée.
Cela fait (…) -
Horace, Odes I 22 | Rencontre avec un loup (2)
23 mai 2012, par Danielle CarlèsL’homme à la vie sans faille, pur de tout crime
n’a pas besoin des javelots des Maures, ni d’un
arc ni de flèches empoisonnées qui pèsent lourd
plein son carquois, Fuscus,
que son chemin le conduise à passer par le pays
des Syrtes embrasées, ou à traverser le Caucase
inhospitalier, et même dans ces régions léchées
par l’Hydaspe des légendes.
Car moi, j’étais dans la forêt Sabine, un loup,
je chantais ma Lalagué sans but et en promenade
au-delà des bornes du domaine, libre (…) -
Horace, Odes IV 2 | Émule de Pindare
16 janvier 2015, par Danielle CarlèsDe Pindare qui aspire à être l’émule, Jullus, sur des ailes de cire avec l’aide de Dédale s’appuie, finissant par donner à la vitreuse mer son nom.
Comme un torrent dévalant la montagne, que les pluies5 ont grossi bien au-dessus des rives coutumières, bouillonne et sans limites se précipite Pindare, bouche profonde,
du laurier d’Apollon digne d’être gratifié, soit qu’au long d’audacieux dithyrambes10 des mots inédits il roule et s’emporte en mesures affranchies des (…) -
Horace, Odes III 16 | Ceux qui ne désirent rien
7 septembre 2014, par Danielle CarlèsEnfermée, Danaé, une tour d’airain, les portes de chêne rouvre et la veille des chiens, sentinelles impitoyables, étaient de force à la protéger contre un amant de la nuit,
si Acrisius toutefois, de la vierge dissimulée le geôlier rempli de peur, Jupiter et Vénus n’avaient berné : oui, un chemin sans danger s’ouvrirait au dieu transformé en précieuse monnaie.
L’or se fait un chemin au milieu de la garde et transperce les murs de pierres, il aime ça, plus puissant qu’un (…) -
Horace, Odes II 4 | Celui qui aime une servante
22 janvier 2013, par Danielle CarlèsTu n’as pas à rougir d’aimer une servante, Xanthias de Phocide. Jadis, si fier qu’il fût, l’esclave Briséis avec son teint de neige émut le cœur d’Achille,
émut celui d’Ajax fils de Télamon la beauté de Tecmesse, captive et lui son maître. L’Atride s’enflamma au milieu du triomphe pour la vierge enlevée
après la défaite des escadrons barbares sous le vainqueur Thessalien, quand la fin d’Hector facilita la chute et malgré leur fatigue aux Grecs livra Pergame.
Et qu’en sais-tu si elle (…) -
Horace, Odes II 16 | Avec le mépris des envieux vulgaires
13 mars 2013, par Danielle CarlèsLe calme, demande au dieux celui qui au large est surpris sur la mer Égée à l’instant où un nuage noir ensevelit la lune et que s’éteignent les étoiles qui guident les marins,
le calme, la guerrière Thrace dans la fureur du combat le calme, les Mèdes équipés du carquois, Grosphus, que les pierres précieuses, la pourpre ou l’or ne peuvent acheter,
car ni les trésors, ni un licteur consulaire ne tiennent éloigné le mal-être tumultueux de l’esprit et les soucis voltigeant sous les plafonds (…) -
Horace, Odes III 22 | Diane
24 septembre 2014, par Danielle CarlèsGardienne des monts et des bois, vierge, qui les femmes en travail d’enfant, trois fois appelée, entends et arraches à la mort, déesse au triple aspect, par-dessus ma villa, ce pin te sois dédié, à qui, heureux, chaque fin d’année, d’un verrat se préparant au coup oblique le sang je donnerai. Lecture avec le texte latin
Gardienne des monts et des bois, vierge,
Montium custos nemorumque uirgo,
qui les femmes en travail d’enfant,
quae laborantis utero puellas (…)