Faunus, amoureux des nymphes qui s’enfuient, sur mon domaine et mes champs ensoleillés, clément puisses-tu venir, et repartir aux nouveaux- nés favorable,
si un tendre chevreau on t’immole, l’année accomplie, et qu’abondants ne te manquent pas, complice de Vénus, les vins dans le cratère, que le vieil autel à profusion fume d’odeurs.
Dans la campagne en herbe s’ébat la moindre bête, quand pour toi reviennent les nones de décembre, c’est jour de fête, aux prés se repose le (…)
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strophes sapphiques
Articles
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Horace, Odes III 18 | Faunus
11 septembre 2014, par Danielle Carlès -
Horace, Odes I 25 | Vengeance
26 mai 2012, par Danielle CarlèsIls se font plus rares les jeunes gens effrontés qui venaient à ta fenêtre fermée l’ébranler à force de projectiles, ils ne volent plus ton sommeil, et ta porte se prend à aimer le seuil,
complaisante autrefois à tourner retourner sur ses gonds. Ce refrain, tu l’entends de moins en moins : « Tout à toi je me meurs de longues nuits durant, et, Lydia, tu dors ? »
Ton tour viendra, vieille femme et méprisée des galants, tu pleureras dans la solitude d’une ruelle, fétu au vent de Thrace (…) -
Horace, Odes I 22 | Rencontre avec un loup
9 janvier 2012, par Danielle CarlèsUn homme à la vie sans faille et pur de tout crime n’a nul besoin de javelots africains, ni d’un arc, ni de flèches empoisonnées plein son carquois, Fuscus,
même s’il s’apprête à traverser les golfes houleux des Syrtes ou le Caucase inhospitalier ou ces régions que vient lécher l’Hydaspe légendaire.
Car j’étais, moi, dans la forêt sabine et je chantais Lalagué. Dans mon insouciance j’allais à l’aventure hors des sentiers battus, et un loup a pris la fuite devant moi sans une arme. (…) -
Horace, Odes III 8 | Laisse les choses graves !
4 novembre 2013, par Danielle CarlèsNon marié qu’ai-je à fêter aux Calendes de Mars, que veulent dire les fleurs et la boîte d’encens et le charbon, t’étonnes-tu, déposé sur un autel de gazon frais,
toi qui sais parler couramment l’une et l’autre langue. J’avais fait le vœu d’un repas fin et d’un bouc blanc à Liber le jour où j’ai failli mourir à cause de la chute d’un arbre.
Ce jour de fête, l’année y revenant, fera sauter le bouchon de liège scellé à la poix d’une amphore mise à boire la fumée sous le consulat de (…) -
Horace, Odes III 27 | Europe
15 août 2013, par Danielle CarlèsLes impies, que le chant répété de l’orfraie soit un signe qui les guide et une chienne pleine ou, déboulant du pays de Lanuvium, une louve fauve, ou une renarde qui met bas,
et qu’un serpent puisse annuler leur projet de voyage, si venant couper la route comme une flèche il a effrayé les chevaux ! Moi, quelqu’un pour qui je m’inquiète, augure circonspect,
avant que ne regagne ses marais d’eaux stagnantes l’oiseau annonciateur des orages imminents, ma prière suscitera la voix prophétique (…) -
Horace, Odes II 6 | à son ami Septimius
1er janvier 2012, par Danielle CarlèsSeptimius, tu serais prêt à m’accompagner jusqu’à Gadès, jusque chez les Cantabres qui ne connaissent pas le poids de notre joug, jusqu’aux Syrtes barbares où bouillonne sans cesse l’onde Maurétatienne,
mais puisse Tibur fondée par un colon d’Argos être le lieu où séjournera ma vieillesse, puisse-t-il être le terme, car je suis fatigué de la mer, des voyages et de la guerre.
Et si les Parques hostiles m’en tiennent éloigné, alors je gagnerai le calme fleuve de Galèse, où l’on met des (…) -
Horace, Odes I 12 | Quel homme ? Quel héros ? Quel dieu ? (2)
3 mai 2012, par Danielle CarlèsQuel homme ? Quel héros veux-tu célébrer ?
Sur la lyre ou la flûte aigrelette, Clio ?
Quel dieu ? dont l’écho dira et redira par
jeu amusement le nom
dans les régions ombragées de l’Hélicon ou
sur le Pinde ou sur l’Hémus toujours glacé
dont la forêt impulsivement avait suivi le
beau chant d’Orphée.
Avec l’art de sa mère il suspendait au vol
les fleuves rapides et le passage du vent,
la douceur sonore de ses cordes le faisait
entendre des chênes.
Puis-je dire un seul (…) -
Horace, Odes I 22 | Rencontre avec un loup (2)
23 mai 2012, par Danielle CarlèsL’homme à la vie sans faille, pur de tout crime
n’a pas besoin des javelots des Maures, ni d’un
arc ni de flèches empoisonnées qui pèsent lourd
plein son carquois, Fuscus,
que son chemin le conduise à passer par le pays
des Syrtes embrasées, ou à traverser le Caucase
inhospitalier, et même dans ces régions léchées
par l’Hydaspe des légendes.
Car moi, j’étais dans la forêt Sabine, un loup,
je chantais ma Lalagué sans but et en promenade
au-delà des bornes du domaine, libre (…) -
Horace, Odes I 10 | Mercure (2)
30 avril 2012, par Danielle CarlèsMercure, beau parleur, petit-fils d’Atlas,
toi, avisé façonneur de l’humain brut tout
juste né par les sons de la voix et par le
travail harmonieux du corps
je te chante, messager du grand Jupiter et
messager des dieux, père de la lyre ronde,
rusé escamoteur, tu subtilises tout ce qui
te plaît par seul amusement
toi, enfant autrefois par malice tu lui as
caché ses bœufs, il gronde de la voix : si
tu ne les rends pas… mais hop ! et plus de
carquois, et rire d’Apollon (…) -
Horace, Odes III 16 | Ceux qui ne désirent rien
7 septembre 2014, par Danielle CarlèsEnfermée, Danaé, une tour d’airain, les portes de chêne rouvre et la veille des chiens, sentinelles impitoyables, étaient de force à la protéger contre un amant de la nuit,
si Acrisius toutefois, de la vierge dissimulée le geôlier rempli de peur, Jupiter et Vénus n’avaient berné : oui, un chemin sans danger s’ouvrirait au dieu transformé en précieuse monnaie.
L’or se fait un chemin au milieu de la garde et transperce les murs de pierres, il aime ça, plus puissant qu’un (…)