Ô Vénus, reine de Cnide et de Paphos, délaisse
Chypre que tu aimes, viens à Glycère ! Elle t’
appelle et elle brûle beaucoup d’encens, viens
habiter son joli sanctuaire !
Se hâtent aux côtés de toi l’enfant des désirs
brûlants, les Grâces aux ceintures dénouées et
les Nymphes, la Jeunesse moins séduisante sans
ta présence et puis Mercure !
Lecture avec le texte latin
Ô Vénus, reine de Cnide et de Paphos, délaisse
O Venus regina Cnidi Paphique
Chypre que tu aimes, viens (…)
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strophes sapphiques
Articles
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Horace, Odes I 30 | L’amour précieux (2)
3 juin 2012, par Danielle Carlès -
Horace, Odes II 8 | La belle menteuse
28 janvier 2013, par Danielle CarlèsSi une seule fois en punition d’un serment violé, Bariné, tu étais devenue plus laide ne fût-ce que d’une dent noircie, ne fût-ce que d’un ongle abîmé,
je te croirais, mais dès que tu as promis, jurant sur ta tête perfide, tu resplendis, plus belle encore, et tu deviens en public l’obsession de tous les jeunes gens.
Cela te réussit de tromper les cendres de ta mère sous leur couvercle et les astres muets de la nuit, le ciel tout entier, les dieux épargnés par la mort glacée.
Cela fait (…) -
Horace, Odes III 27 | Europe
15 août 2013, par Danielle CarlèsLes impies, que le chant répété de l’orfraie soit un signe qui les guide et une chienne pleine ou, déboulant du pays de Lanuvium, une louve fauve, ou une renarde qui met bas,
et qu’un serpent puisse annuler leur projet de voyage, si venant couper la route comme une flèche il a effrayé les chevaux ! Moi, quelqu’un pour qui je m’inquiète, augure circonspect,
avant que ne regagne ses marais d’eaux stagnantes l’oiseau annonciateur des orages imminents, ma prière suscitera la voix prophétique (…) -
Horace, Odes II 6 | à son ami Septimius
1er janvier 2012, par Danielle CarlèsSeptimius, tu serais prêt à m’accompagner jusqu’à Gadès, jusque chez les Cantabres qui ne connaissent pas le poids de notre joug, jusqu’aux Syrtes barbares où bouillonne sans cesse l’onde Maurétatienne,
mais puisse Tibur fondée par un colon d’Argos être le lieu où séjournera ma vieillesse, puisse-t-il être le terme, car je suis fatigué de la mer, des voyages et de la guerre.
Et si les Parques hostiles m’en tiennent éloigné, alors je gagnerai le calme fleuve de Galèse, où l’on met des (…) -
Horace, Odes IV 2 | Émule de Pindare
16 janvier 2015, par Danielle CarlèsDe Pindare qui aspire à être l’émule, Jullus, sur des ailes de cire avec l’aide de Dédale s’appuie, finissant par donner à la vitreuse mer son nom.
Comme un torrent dévalant la montagne, que les pluies5 ont grossi bien au-dessus des rives coutumières, bouillonne et sans limites se précipite Pindare, bouche profonde,
du laurier d’Apollon digne d’être gratifié, soit qu’au long d’audacieux dithyrambes10 des mots inédits il roule et s’emporte en mesures affranchies des (…) -
Horace, Odes II 2 | L’usage trompeur des mots
17 décembre 2012, par Danielle CarlèsL’argent n’a pas de couleur enfermé sous la
terre avare et tu n’aimes pas un morceau de
métal, Crispus Sallustius, sauf brillant de
l’éclat d’un bon emploi.
Proculéius vivra d’une vie prolongée car on
connaît son cœur paternel pour ses frères :
le portera l’aile inquiète du moindre répit
de l’éternelle Renommée.
Ton royaume sera plus grand par le triomphe
sur ta cupidité que si tu joignais la Libye
à l’éloignée Gadès et que les deux Puniques
ne servent que toi seul. (…) -
Horace, Odes IV 11 | de mes amours l’achèvement
18 février 2015, par Danielle CarlèsIl y a chez moi, dépassant les neuf années de garde, une jarre pleine d’Albe, il y a dans mon jardin, Phyllis, de l’ache pour être tressée dans les couronnes, il y a de mon lierre
à foison, qui, cheveux relevés, t’illuminera.5 Riante est ma maison d’argenterie. L’autel de vierges rameaux est noué, avide que par le sacrifice d’un agneau on l’arrose.
L’ensemble de la maisonnée s’active, ici et là, on court de tous côtés, garçons et filles mélangés.10 Les flammes (…) -
Horace, Odes III 20 | Le beau Néarque
17 septembre 2014, par Danielle CarlèsTu ne vois pas ce que tu risques à enlever, Pyrrhus, ses petits à une lionne gétule ? Tu ne tarderas pas à fuir de durs combats, ravisseur sans audace,
lorsque, forçant les rangs des garçons attroupés, elle viendra te réclamer son beau Néarque. Sublime enjeu, si à toi la proie cèdera ou la choisira, elle.
Entre temps, pendant que tes flèches agiles tu exhibes, qu’elle aiguise ses dents redoutables, l’arbitre du combat a déposé par terre, sous son pied nu, la palme, (…) -
Horace, Odes III 16 | Ceux qui ne désirent rien
7 septembre 2014, par Danielle CarlèsEnfermée, Danaé, une tour d’airain, les portes de chêne rouvre et la veille des chiens, sentinelles impitoyables, étaient de force à la protéger contre un amant de la nuit,
si Acrisius toutefois, de la vierge dissimulée le geôlier rempli de peur, Jupiter et Vénus n’avaient berné : oui, un chemin sans danger s’ouvrirait au dieu transformé en précieuse monnaie.
L’or se fait un chemin au milieu de la garde et transperce les murs de pierres, il aime ça, plus puissant qu’un (…) -
Horace, Odes I 12 | Quel homme ? Quel héros ? Quel dieu ?
3 mai 2012, par Danielle CarlèsQuel homme ? Quel héros vas-tu célébrer, sur la lyre ou la flûte aigrelette, Clio ? Quel dieu ? dont l’écho dira et redira par amusement le nom,
dans les régions ombragées de l’Hélicon 5 ou sur le Pinde ou dans l’Hémus glacé, dont les forêts impulsivement avaient suivi le beau chanteur Orphée,
qui suspendait au vol, avec l’art de sa mère, le cours rapide des fleuves, le passage des vents, 10 que la douceur sonore de ses cordes faisait entendre des chênes.
Pourrai-je dire (…)