Demander, toi décrépite par un âge trop avancé, ce qui énerve ma vigueur, quand tu as les dents noires, que ta vieillesse déjà usée laboure ton front de rides, que baille entre tes fesses décharnées un anus dégoûtant de vache diarrhéique ? Mais ta poitrine m’excite, oui, avec tes seins flasques comme les mamelles d’une jument, et ton ventre mou, ta cuisse maigre posée sur des mollets hydropiques ! Tu es fortunée, soit, et puissent les portraits triomphaux conduire ton convoi funèbre, et que (…)
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ïambes
Articles
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Horace, Épodes 8 | La vieille séductrice
5 août 2012, par Danielle Carlès -
Horace, Épodes 9 | La victoire de César
22 août 2012, par Danielle CarlèsQuand boirai-je le Cécube réservé pour les repas de fête, joie de la victoire de César, avec toi, sous ta haute maison - oui, cela plaira à Jupiter -, bienheureux Mécène, quand le boirai-je, 5 parmi le chant mêlé des flûtes et de la lyre, dorien pour elle et pour les autres, barbare ? comme auparavant, quand devenu la proie du flot le fils de Neptune, ce capitaine, prit la fuite, ses vaisseaux incendiés, lui qui menaçait Rome des chaînes qu’il avait ôtées 10 aux esclaves félons, comme leur (…)
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Horace, Épodes 5 | L’enfant et les sorcières
25 juillet 2012, par Danielle Carlèsmais ô dieux au nom de ce qui régente depuis le
ciel la terre et le genre humain
que signifie ce vilain tumulte ces visages tous
méchants tous fixés sur moi seul
par tes enfants si tu appelas Lucine pour venir
en aide à des enfantements réels
par ce vain ornement de pourpre je t’en supplie
par Jupiter qui le désapprouvera
pourquoi me regardes-tu de ce regard de marâtre
ou de bête féroce touchée du fer
voix tremblante cessant de se plaindre l’enfant
se tint là immobile (…) -
Horace, Épodes 4 | Esclave
19 juillet 2012, par Danielle CarlèsEntre loups et agneaux la mésentente établie par le sort est aussi grande qu’entre toi et moi, toi marqué au flanc par la brûlure des cordes ibériques et aux jambes par le dur fer des entraves. C’est sûr tu portes beau, tu marches comme un riche, mais la fortune ne change pas ton espèce. Ne vois-tu pas, quand tu arpentes la voie Sacrée avec ta toge de deux fois trois coudée, comment se tournent vers ici ou vers là les visages des passants pleins d’une libre indignation ? On l’a écorché du (…)
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Horace, Épodes 14 | Paresse
13 octobre 2012, par Danielle CarlèsPourquoi la paresse indolente a diffusé au plus profond de mes sens un pareil oubli, comme si, le gosier sec, j’avais aspiré des coupes versant le sommeil du Léthé, 5 radieux Mécène, tu me tues à le demander sans arrêt. Un dieu, oui, un dieu m’interdit d’amener les ïambes commencés, ce poème un jour promis, jusqu’au volume achevé. C’était, dit-on, la même chose, quand pour Bathylle de Samos 10 s’enflamma Anacréon de Téos, qui bien souvent sur la lyre creuse pleura son amour sans s’appliquer (…)
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Horace, Épodes 6 | Mordre et montrer les cornes
29 juillet 2012, par Danielle CarlèsPourquoi t’en prends-tu sans raisons aux invités, chien lâche contre les loups ? Pourquoi ne pas tourner vers moi ces menaces creuses, si tu en es capable, et m’attaquer moi qui suis prêt à mordre ? Oui, comme un Molosse, comme un Laconien fauve, force dévouée au service des bergers, je traquerai dans la neige profonde oreille dressée toute bête sauvage ayant pris les devants, mais toi, tu remplis le bois de ta formidable voix, après tu viens flairer ce qu’on te jette à manger. Attention, (…)
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Horace, Épodes 1 | à Mécène
3 juillet 2012, par Danielle CarlèsTu iras sur nos liburnes, au milieu des hautes forteresses navales, ami, prêt à affronter tous les dangers de César, Mécène, au péril de ta vie. Mais moi, pour qui la vie n’a de charme que toi vivant, sinon insupportable ? Tu me dis de poursuivre dans mon loisir. Le ferai-je ? Il n’est doux qu’avec toi, ou prendrai-je ma part de l’épreuve comme il convient aux hommes sans faiblesse ? Je la prendrai, et à travers les cols des Alpes, le Caucase inhospitalier, ou jusqu’au dernier golfe du bord (…)
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Horace, Épodes 15 | C’était la nuit et la lune brillait
16 octobre 2012, par Danielle CarlèsC’était la nuit et la lune brillait dans un ciel sans nuages parmi les astres plus petits. Toi, prête à offenser la puissance des grands dieux, tu me jurais avec mes propres mots, 5 m’enlaçant plus étroitement que le lierre tient un grand chêne serré dans ses bras souples : aussi longtemps que le loup serait hostile au bétail et Orion aux marins, bouleversant la mer hivernale, et que la brise agiterait les longs cheveux d’Apollon, 10 notre amour serait réciproque, ô Néère, prête à souffrir (…)
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Horace, Épodes 2 | Qu’il est heureux loin des affaires
10 juillet 2012, par Danielle Carlès« Qu’il est heureux, loin des affaires, comme les mortels des premiers âges, celui qui travaille les champs de ses pères, avec ses bœufs à lui, libre de tout prêt à usure. On ne le réveille pas, soldat, au son terrible de la trompette, il ne connaît pas l’horreur de la mer démontée, et se tient à l’écart du forum et des seuils arrogants des citoyens puissants. Le voilà donc à marier les pousses déjà grandes de la vigne et les hauts peupliers, il observe au loin, dans un renfoncement de (…)
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Horace, Épodes 7 | N’est-ce pas assez de sang ?
1er août 2012, par Danielle CarlèsOù courez-vous, impies, où courez-vous ? Pourquoi vos mains s’arment-elles des épées qui étaient au fourreau ? N’est-ce pas assez sur les plaines et sur Neptune de tout ce sang latin versé à profusion ? Non pour que le Romain brûle la citadelle orgueilleuse de l’envieuse Carthage, ou que le Breton jusque-là épargné descende enchaîné la voie Sacrée, mais, suivant les vœux des Parthes, pour que cette ville meure de sa propre main ! Jamais les loups, jamais les lions ne se sont ainsi comportés, (…)
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