Aux confins du Tanaïs tu boirais son eau, Lycé, mariée à un sauvage, que pourtant me voir couché devant ta porte rugueuse et jeté aux indigènes Aquilons, tu en pleurerais.
Entends-tu le bruit à ta porte, le bruit dans le bois planté entre les murs de ta belle maison ? Cela mugit avec le vent. Et que la neige au sol se glace sous le ciel pur de Jupiter ?
Cette arrogance déplaît à Vénus, dépose-la, que la roue, tournant à l’envers, ne voie filer le câble ! Tu n’es pas Pénélope, à ses (…)
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strophes asclépiades
Articles
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Horace, Odes III 10 | Aux suppliants fais grâce !
12 décembre 2013, par Danielle Carlès -
Horace, Odes II 12 | Exigences et consentement
6 mars 2013, par Danielle CarlèsNon, le voudrais-tu, la longue guerre de la farouche Numance, le rude Hannibal et la mer de Sicile pourpre du sang punique ne s’accordent pas aux modes langoureux de la cithare
ni les Lapithes enragés et, sous l’emprise d’un excès de vin, Hylée, ou la soumission, grâce à la force d’Hercule, des Fils de la Terre, dont le péril fit chanceler la maison éblouissante
du vieux Saturne. Toi, en prose tu pourras faire l’histoire des combats de César, Mécène, il vaut mieux, et, conduits par les (…) -
Horace, Odes I 14 | Allégorie
7 mai 2012, par Danielle CarlèsÔ navire, les vagues qui se lèvent te ramèneront
vers le large. Ô navire que fais-tu ? résolument
garde le port. Ne vois-tu pas
ton flanc nu, dégarni de rames,
ton mât blessé par les rafales de l’Africus ? et
tes antennes gémissent et, privé de cordages, il
est presque impossible que ta
coque résiste face aux caprices
de la mer. Tu n’as plus de voiles intactes, plus
un seul dieu à invoquer, si à nouveau le malheur
frappe. Tu as beau, pin de l’
Asie, fils de forêt très (…) -
Horace, Odes IV 12 | Délirons un peu !
25 février 2015, par Danielle CarlèsDéjà, cortège du printemps, donnant tempérance à la mer, mettent les voiles en mouvement les airs qui soufflent de la Thrace, déjà ni les prés ne sont plus transis, ni les fleuves ne grondent plus, enflés de neige hivernale.
Elle fait son nid en pleurant Itys avec grande tristesse,5 oiseau de mauvaise fortune et de la maison de Cécrops éternel opprobre, d’avoir si affreusement des barbares passions de rois tiré vengeance.
Ils disent parmi les tendres herbages, surveillant (…) -
Horace, Odes I 1 | à Mécène
13 avril 2012, par Danielle CarlèsMécène, issu d’une ancienne famille de rois,
ô mon rempart et ma douce lumière de gloire,
pour certains, le bonheur c’est la poussière
olympique ramassée sur un char, les roues en
feu quand ils contournent la borne, annoblis
par la palme de la victoire, haussés jusqu’à
l’égal des dieux, maîtres dominant le monde.
Pour lui, c’est la cohue des débats la foule
impulsive des Quirites luttant pour l’élever
au troisième degré de l’échelle honorifique.
Pour cet autre, enfermer (…) -
Horace, Odes I 6 | Le non-éloge d’Agrippa
24 avril 2012, par Danielle CarlèsVarius saura te décrire, courageux devant l’ennemi et victorieux, sous les auspices du chant méonien, et toutes les batailles, navales, équestres, menées par les farouches soldats, sous ton commandement,
mais pas moi, Agrippa, non, et je ne dirai pas non plus la terrible 5 colère du fils de Pélée ignorant la soumission, ni les voyages à travers la mer d’Ulysse au double langage, ni les horreurs de la maison de Pélops,
non, je n’essaierai pas, moi si chétif et ces sujets sublimes, (…) -
Horace, Odes I 5 | Naufrage de l’amour
24 avril 2012, par Danielle CarlèsQuel enfant gracile inondé de parfum te couvre de roses et devient plus pressant à l’abri d’une grotte propice, Pyrrha ? Pour qui attaches-tu ta chevelure blonde
avec tant d’élégance et de simplicité ? Bien des fois, hélas, il versera des larmes, car ta foi est changeante et les dieux sont changeants ! il s’étonnera de voir la mer se hérisser sous un vent chargé de noirceur, sans jamais s’y attendre !
Lui qui maintenant s’imagine être riche de tout l’or de ta beauté, lui qui pour (…) -
Horace, Odes III 13 | O fons Bandusiae
29 octobre 2011, par Danielle CarlèsÔ source de Bandusie, plus claire que du verre, digne du vin si doux, digne des fleurs aussi, demain tu auras l’offrande d’un chevreau au front gonflé des cornes naissantes qui le désignent pour l’amour et les duels. Mais il n’en saura rien, car pour toi il va rougir de son sang le fil de l’eau glacée, ce rejeton d’un folâtre troupeau. Le feu de la canicule au pire de la saison ne parvient pas à t’atteindre, ta fraîcheur agréable s’offre aux taureaux après l’effort de la charrue et au (…)
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Horace, Odes I 21 | Frère et soeur
21 mai 2012, par Danielle CarlèsDiane, chantez Diane, vierges, jeunes filles !
chantez, enfants, le dieu du Cynthe le chevelu
et Latone, l’aimée du Très-haut,
l’aimée intensément du grand Jupiter !
vous, elle, heureuse des fleuves, de la toison
de bois émergeant des glaces de l’Algide, dans
les noires forêts de l’Érymanthe
dans les forêts verdoyantes du Cragus,
vous, en même nombre, louez le Tempé, voix des
garçons, et Délos lieu de naissance d’Apollon,
l’épaule célèbre par le carquois
l’épaule à la (…) -
Horace, Odes I 33 | L’ironie de Vénus
8 juin 2012, par Danielle CarlèsAlbius, quand tu penses à la méchanceté de Glycère, ne pleure pas trop fort et ne rabâche pas tes larmoyantes élégies au prétexte qu’elle trahit sa foi en te préférant un plus jeune que toi.
Lycoris, si plaisante avec son front délicat, se consume d’amour pour Cyrus, qui l’évite et ne veut voir que l’orageuse Phloé. Mais les chèvres iront se marier avec les loups de l’Apulie
avant que Phloé ne succombe à un adultère indigne d’elle. C’est le bon vouloir de Vénus qui aime jouer à ce jeu (…)
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