j’ai achevé un monument plus que l’airain durable et plus que la royale vétusté des pyramides élevé que ni les pluies dévoreuses ni l’Aquilon effréné ne sauraient démolir et ni le nombre incalculable des années enchaînées et ni la fuite des instants non entier je ne mourrai une grande partie de moi échappera à Libitine continuellement par la suite je renaîtrai par les louanges tant qu’au Capitole montera suivi de la vierge silencieuse le pontife on dira que par là où retentit impétueux (…)
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asclépiade
Articles
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Horace, Odes III 30 | Exegi monumentum
17 octobre 2014, par Danielle Carlès -
Horace, Odes III 24 | La grande honte d’être pauvre
30 septembre 2014, par Danielle CarlèsAvec plus de richesse que les intacts trésors des Arabes et de l’Inde opulente, de moellons tu peux, c’est sûr, envahir la terre pour toi, et la mer, tout notre espace commun, mais si enfonce, d’acier forgés, même aux sommets les plus hauts, la dure Nécessité ses clous, non, ton âme de la peur, non, ta tête du piège de la mort tu ne dégageras pas. Il vaut mieux les Scythes de la steppe, dont les chariots à l’ordinaire tirent des maisons vagabondes, et la vie aussi des rude (…)
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Horace, Odes IV 5 | Auguste, à l’instar du printemps
2 février 2015, par Danielle CarlèsNé par la bonté des dieux, de la lignée de Romulus gardien éminent, tu es loin depuis trop longtemps. Tu avais pourtant promis un prompt retour à la sainte Assemblée des Pères. Reviens !
Rends la lumière, chef si bon, à ta patrie,5 car à l’instar du printemps, dès que ton visage rayonnant s’est montré au peuple, le jour gagne en beauté et tous les soleils brillent avec plus d’éclat.
Comme une mère son fils que le Notus jaloux en soufflant par-delà les eaux de la mer de (…) -
Horace, Odes I 11 | carpe diem
13 décembre 2011, par Danielle CarlèsNe cherche pas – le savoir est sacrilège – pour moi, pour toi la fin, Leuconoé, fixée par les dieux. Aux babyloniens calculs ne t’essaie pas. Tant il vaut mieux prendre ce qui viendra ! Que Jupiter plus d’un hiver t’accorde ou que soit le dernier celui qui maintenant sur les rocs érodés brise la mer Tyrrhénienne, sage, filtre le vin et de l’instant trop bref retranche les trop longs espoirs. Nous parlons et jaloux a fui le temps. Cueille le jour sans te fier, ô crédule, à demain !
La (…) -
Horace, Odes III 28 | Midi incline
9 octobre 2014, par Danielle CarlèsDe mieux, aujourd’hui où l’on fête
Neptune, que puis-je faire ? Tire du fond de la réserve,
Lydé, empressée, un Cécube
et dans ses retranchements, bouscule ta sagesse.
Midi incline,
vois-tu, et, comme si le jour pouvait stopper son élan,
tu te retiens de prendre au cellier,
languissante depuis le consul Bibulus, une amphore ?
Nous chanterons à notre tour
Neptune et la verte chevelure des Néréides,
toi, sur la lyre courbe tu diras en réponse
Latone et les flèches de la (…) -
Horace, Odes I 18 | Visages de Bacchus
15 mai 2012, par Danielle CarlèsVarus, tu ne planteras aucun arbre de préférence à la vigne sacrée sur le sol de la fertile région de Tibur, à l’entour des remparts de Catilus, car le dieu l’a annoncé, tout pèse à qui pratique l’abstinence, et il n’est pas d’autre moyen pour dissiper les mordantes inquiétudes. Qui s’épanche, après le vin, sur la dureté de la vie militaire ou de la pauvreté ? Qui ne préfère t’évoquer, Bacchus, ô père, ou toi, gracieuse Vénus ? Mais Liber a de la mesure, et qu’il ne faut pas abuser de ses (…)
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Horace, Odes IV 13 | Où Vénus a-t-elle fui ?
2 mars 2015, par Danielle CarlèsIls ont exaucé mes vœux, Lycé, les dieux, oui, les dieux les ont exaucés, Lycé : tu te fais vieille et pourtant tu veux croire que tu es belle et tu badines et tu bois sans mesure
et tu chantes en trémolos, ivre, harcelant Cupidon5 qui reste indifférent, car la verte jeunesse et le luth virtuose de Chia l’ont fait se poser sur ses belles joues,
car, oui, sans ménagement, son vol néglige les chênes secs, et il t’évite, toi, à cause du jaune de10 tes dents, toi, à cause des (…) -
Horace, Odes IV 1 | Mais pourquoi, ah ! Ligurinus
27 novembre 2014, par Danielle CarlèsSuspendues, Vénus, depuis si longtemps,
tu reprends les hostilités ? Épargne-moi, je t’en supplie, je t’en supplie !
Je ne suis plus celui que j’étais quand, aimable,
régnait sur moi Cinara. Cesse, de la douceur
mère implacable des Désirs,5
dans mon dixième lustre, de vouloir me plier à ton suave
empire, je suis rebelle à présent. Va-t’en
là où te réclament les flatteuses prières des hommes jeunes.
Avec plus de chance dans la maison
de Paulus, à toutes ailes, par la pourpre (…) -
Horace, Odes I 13 | Vénus brutalisée
4 janvier 2012, par Danielle CarlèsLydia, lorsque tu fais l’éloge de la nuque rose de Télèphe, des bras de cire de Télèphe, ah ! mon sang se met à bouillir, la bile me rend malade ! Ma tête tourne, mon teint se brouille, mes joues se couvrent de larmes incontrôlables. Voici l’effet du feu persistant qui couve au plus profond de moi et me dévore. Je brûle de rage si j’aperçois sur tes épaules blanches les marques honteuses d’une dispute qui est allée trop loin sous l’empire du vin, ou si ton amant furieux a mordu tes lèvres (…)
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Horace, Odes IV 8 | La valeur du cadeau
12 février 2015, par Danielle CarlèsJ’offrirais bien des patères et, pour leur plaisir, homme attentionné,
Censorinus, des bronzes à mes amis,
j’offrirais bien des trépieds, récompenses des vaillants
Grecs, et les présents les plus médiocres, ce n’est pas toi
qui les emporterais, si j’étais riche, oui, de ces œuvres5
que Parrhasius a produites ou Scopas,
dans la pierre ce dernier, l’autre en liquides couleurs,
adroit à camper tantôt un homme, tantôt un dieu.
Mais je n’ai pas cette propriété, tu n’es pas de tels (…)
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