Ne crois surtout pas qu’ils passeront, ces mots que, né au bord de l’Aufide aux longs échos, en des formes jusqu’alors inouïes je dis, recherchant l’association des cordes.
Non, si au Méonien revient le premier rang,5 Homère, ne se taisent pas les pindariques, les céennes, d’Alcée les menaçantes ou de Stésichore les nobles Camènes,
et le moindre badinage d’Anacréon, le temps n’a rien détruit. L’amour respire encore10 et sont vivantes les ardeurs confiées à la lyre par (…)
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strophes alcaïques
Articles
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Horace, Odes IV 9 | Éloge de Lollius
15 février 2015, par Danielle Carlès -
Horace, Odes I 37 | Nunc est bibendum
11 décembre 2011, par Danielle CarlèsMaintenant il faut boire ! Maintenant frapper le sol en cadence, libres d’entraves ! Maintenant, il était grand temps, disposons des coussins pour les dieux, partageons avec eux un banquet de Saliens, mes amis ! Avant aujourd’hui il nous était interdit de faire monter de la réserve un vieux Cécube, tant que cette reine entretenait le projet délirant d’abattre le Capitole, de sonner le glas de l’empire, avec ces hommes répugnants, ce troupeau infect. Son espérance était sans borne, toute à (…)
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Horace, Odes III 21 | Ô pieuse cruche !
22 septembre 2014, par Danielle CarlèsÔ toi, née avec moi sous le consulat de Manlius, grosse de lamentations ou de plaisanteries, de dispute et de fol amour, ou, pieuse cruche, d’un sommeil propice,
quoi que tu recèles, c’est un Massique de choix que tu gardes. Digne d’être sortie un jour favorable, descends ! car Corvinus appelle à tirer le vin quand il a bien vieilli.
Ce n’est pas lui, bien qu’il soit imprégné des socratiques dialogues, qui te dédaignera et se hérissera. On raconte que l’ancien Caton aussi (…) -
Horace, Odes III 4 | Calliope
17 septembre 2013, par Danielle CarlèsDescends du ciel et chante, allons, chante au son de la flûte, reine, chante, Calliope, un long poème, si tu préfères maintenant, de ta voix aiguë, ou sur la lyre, sur la cithare de Phébus.
Entendez-vous ? Ou suis-je le jouet d’une adorable folie ? Je l’entends et je crois me promener parmi un bois sacré, délicieusement traversé d’eaux courantes et de souffles légers.
Moi, comme dans la légende, sur le Vultur apulien, mais hors des limites de mon Apulie, ma nourrice, un jour que j’étais (…) -
Horace, Odes I 17 | Des chèvres et des loups
13 mai 2012, par Danielle CarlèsPreste, Faunus souvent va et vient de mon aimable
Lucrétile au mont Lycée et sans relâche il défend
des étés trop brûlants mes petites
chèvres, les défend des vents pluvieux.
Sans danger s’en vont tranquilles, dans les bois,
chercher l’arbouse bien cachée et le thym hors du
chemin, les épouses du mari puant,
et n’ont pas peur des vertes couleuvres
ni des bêtes martiales, mes chevrettes, n’ont pas
peur des loups, dès que sonne, Tyndaris, la douce
flûte de roseau par les (…) -
Horace, Odes I 27 | Buvons sérieux !
29 mai 2012, par Danielle CarlèsSe battre à coups de scyphes faits pour servir à la joie, c’est bon pour des Thraces ! Bannissez cette conduite de barbares, Bacchus veut du respect, ne le mélangez pas au sang des bagarres !
Avec le vin et les lumières, l’épée des Mèdes, mais non, quelle horrible dissonance ! Sacrilège tapage, calmez-vous, les amis, et laissez vos coudes bien calés à leur place !
D’un Falerne sérieux vous voulez que moi aussi je prenne ma part ? Alors, que le frère de Mygella d’Oponte nous dise, le (…) -
Horace, Odes II 15 | Nos ouvrages d’un luxe royal
12 mars 2013, par Danielle CarlèsNos ouvrages d’un luxe royal sont en passe de ne laisser
que peu d’arpents à la charrue, partout bientôt on verra
des étangs de plus vaste dimension que
le lac Lucrin et le platane interdit de mariage
supplantera les ormeaux. Alors les violettes et le myrte
et tout ce qui a pouvoir de flatter les narines dans les
oliveraies répandront leurs parfums là
où étaient les fruits sous le maître précédent.
Alors les lauriers de leurs rameaux touffus feront écran
à la chaleur qui (…) -
Horace, Odes I 26 | Aimé des Muses
27 mai 2012, par Danielle CarlèsAimé des Muses, je vais donner la tristesse et la peur aux vents fougueux, qu’ils les emportent jusqu’à la mer de Crète. Sous l’étoile de l’Ourse un roi en son pays glacé inspire quelque crainte ?
Ce que redoute Tiridate ? Sans égale est mon insouciance. Ô toi qui aimes les sources inviolées, tresse les fleurs de grand soleil, tresse-les en couronne pour mon très cher Lamia,
ô douce Pimpléenne. Sans toi à rien ne sert mon éloge. Mon ami, sur des cordes nouvelles, mon ami, (…) -
Horace, Odes IV 14 | La gloire d’Auguste
16 mars 2015, par Danielle CarlèsQuelle attention des Pères ou quelle attention des Quirites, parachevant la liste des hommages rendus, tes mérites, Auguste, à travers le temps dans les inscriptions et la mémoire des fastes
immortalisera, ô, sur toute terre habitée5 qu’illumine le soleil, le plus éminent des princes, toi, qu’exempts de la loi latine, les Vindélices viennent à présent de reconnaître,
éprouvant ce qu’avec Mars tu pouvais ? Car sous tes ordres Drusus a mis les Génaunes, ce peuple (…) -
Horace, Odes III 6 | Payer pour les fautes de ses aînés
14 octobre 2013, par Danielle CarlèsPour les fautes de tes aînés même innocent tu paieras, Romain, tant que tu n’auras pas restauré les temples, les maisons chancelantes des dieux et leurs images dégoûtantes du noir de la fumée.
C’est agir par soumission aux dieux qui assure ton empire : de là vient tout principe, à cela rapporte toute fin. Les dieux négligés ont donné des maux sans nombre à l’Hespérie, des raisons de pleurer.
Deux fois déjà Monésès et les troupes de Pacorus lors d’attaques lancées sous de mauvais auspices (…)