Le temple d’Apollon vient d’être consacré. En ce jour que réclame au dieu le poète ? Que lui demande-t-il en versant de sa coupe un peu de vin nouveau ? Pas les riches moissons de la féconde Sardaigne
ni les gras troupeaux de la Calabre ensoleillée, ni l’or et l’ivoire de l’Inde ni les campagnes mordues par les eaux calmes du Liris, fleuve taciturne.
Les gens de Calès prendront leur serpe pour tailler, puisque la Fortune leur a offert des vignes. Devenu riche, le marchand boira à des (…)
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strophes alcaïques
Articles
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Horace, Odes I 31 | Que réclame au dieu le poète ?
31 décembre 2011, par Danielle Carlès -
Horace, Odes IV 9 | Éloge de Lollius
15 février 2015, par Danielle CarlèsNe crois surtout pas qu’ils passeront, ces mots que, né au bord de l’Aufide aux longs échos, en des formes jusqu’alors inouïes je dis, recherchant l’association des cordes.
Non, si au Méonien revient le premier rang,5 Homère, ne se taisent pas les pindariques, les céennes, d’Alcée les menaçantes ou de Stésichore les nobles Camènes,
et le moindre badinage d’Anacréon, le temps n’a rien détruit. L’amour respire encore10 et sont vivantes les ardeurs confiées à la lyre par (…) -
Horace, Odes I 34 | Déraisonnable sagesse
10 juin 2012, par Danielle CarlèsJe donnais peu au culte des dieux, et sans assiduité, résolu que j’étais de me perdre dans une déraisonnable sagesse, mais je suis contraint aujourd’hui de virer de bord pour me remettre sur la route
délaissée, car Diespiter dont le feu en temps normal sillonne de zébrures la masse des nuages a poussé dans un ciel pur ses chevaux tonituants et son char
rapide comme vol d’oiseau sous lequel s’ébranle la terre brute et les fleuves voyageurs, s’ébranle le Styx, l’âpre demeure du hideux (…) -
Horace, Odes II 3 | Puisque tu dois mourir
15 janvier 2013, par Danielle CarlèsRetiens qu’il faut dans les moments difficiles conserver ta sérénité, ne pas faire autrement dans les bons et rester modéré, sans insolente joie, Dellius, puisque tu dois mourir,
[5] que tu aies vécu triste chaque instant de ta vie ou bien couché dans l’herbe à l’écart, de jour de fête en jour de fête, heureux à profiter de ta meilleure réserve de Falerne.
Un pin immense et un blanc peuplier quel plaisir [10] prennent-ils à unir l’ombre hospitalière de leurs rameaux ? De quoi souffre (…) -
Horace, Odes III 4 | Calliope
17 septembre 2013, par Danielle CarlèsDescends du ciel et chante, allons, chante au son de la flûte, reine, chante, Calliope, un long poème, si tu préfères maintenant, de ta voix aiguë, ou sur la lyre, sur la cithare de Phébus.
Entendez-vous ? Ou suis-je le jouet d’une adorable folie ? Je l’entends et je crois me promener parmi un bois sacré, délicieusement traversé d’eaux courantes et de souffles légers.
Moi, comme dans la légende, sur le Vultur apulien, mais hors des limites de mon Apulie, ma nourrice, un jour que j’étais (…) -
Horace, Odes I 26 | Aimé des Muses
27 mai 2012, par Danielle CarlèsAimé des Muses, je vais donner la tristesse et la peur aux vents fougueux, qu’ils les emportent jusqu’à la mer de Crète. Sous l’étoile de l’Ourse un roi en son pays glacé inspire quelque crainte ?
Ce que redoute Tiridate ? Sans égale est mon insouciance. Ô toi qui aimes les sources inviolées, tresse les fleurs de grand soleil, tresse-les en couronne pour mon très cher Lamia,
ô douce Pimpléenne. Sans toi à rien ne sert mon éloge. Mon ami, sur des cordes nouvelles, mon ami, (…) -
Horace, Odes III 5 | Régulus
28 septembre 2013, par Danielle CarlèsLe tonnerre nous a fait croire que Jupiter régnait au ciel. Pour un dieu sur terre on tiendra Auguste quand il aura ajouté les Bretons à l’empire et les Perses qui nous tourmentent.
Le soldat de Crassus épousant une Barbare a-t-il vécu dans un mariage dégradant, parmi les ennemis, ah perversion de notre curie, de nos mœurs ! a-t-il vieilli sous leurs armes avec son beau-père,
en sujet du roi Mède, lui Marse, lui Apulien, ayant oublié les boucliers anciles, son nom et la toge, et même (…) -
Horace, Odes I 9 | L’hiver au printemps de l’âge (2)
28 avril 2012, par Danielle CarlèsVois-tu comme se dresse la blancheur du Soracte
sous la neige profonde ? Ce poids, les forêts à
peine le soutiennent et souffrent et
les fleuves se sont figés de glace vive.
Dissipe le froid remettant sans compter plus de
bois dans le feu et montre-toi plus généreux de
ce vin de quatre ans, ô Thaliarque !
Puise à l’amphore sabine aux deux anses.
Laisse aux dieux tout le reste. Qu’ils décident
de calmer les vents, leurs batailles sur la mer
fièvreuse, et cessent de (…) -
Horace, Odes I 17 | Des chèvres et des loups
13 mai 2012, par Danielle CarlèsPreste, Faunus souvent va et vient de mon aimable
Lucrétile au mont Lycée et sans relâche il défend
des étés trop brûlants mes petites
chèvres, les défend des vents pluvieux.
Sans danger s’en vont tranquilles, dans les bois,
chercher l’arbouse bien cachée et le thym hors du
chemin, les épouses du mari puant,
et n’ont pas peur des vertes couleuvres
ni des bêtes martiales, mes chevrettes, n’ont pas
peur des loups, dès que sonne, Tyndaris, la douce
flûte de roseau par les (…) -
Horace, Odes II 13 | à l’arbre qui a failli me tuer
8 mars 2013, par Danielle CarlèsIl t’a planté un jour néfaste, oui, le premier, quel qu’il soit, et d’une main sacrilège t’a fait pousser, arbre, pour la ruine de sa postérité et la honte de son village.
Celui-là, je croirais bien qu’il avait brisé le cou de son père et sur ses Pénates répandu la nuit le sang de son hôte. Celui-là, en poisons de Colchide
et en tout ce qu’on imagine quelque part d’interdit, il fut expert, celui qui t’a installé dans mon champ, ah, bois de malheur, destiné à tomber un jour sur la tête de (…)