Contre mon habitude, une introduction me semble cette fois-ci utile car l’ode est particulièrement complexe et mobilise de nombreuses références. Il y est question d’apothéose, soit le fait pour un mortel de devenir dieu après sa mort, généralement en récompense d’une vie de sagesse (v. 1-8), ainsi de Pollux, d’Hercule, de Bacchus. Auguste y est destiné (v. 11-12). Le poème consiste essentiellement dans un discours de Junon (v. 18-68) donnant son accord à l’apothéose de Romulus (v. 33-36), (…)
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vers justifiés
Articles
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Horace, Odes III 3 | L’apothéose de Romulus
30 mai 2013, par Danielle Carlès -
Horace, Odes II 2 | L’usage trompeur des mots
17 décembre 2012, par Danielle CarlèsL’argent n’a pas de couleur enfermé sous la
terre avare et tu n’aimes pas un morceau de
métal, Crispus Sallustius, sauf brillant de
l’éclat d’un bon emploi.
Proculéius vivra d’une vie prolongée car on
connaît son cœur paternel pour ses frères :
le portera l’aile inquiète du moindre répit
de l’éternelle Renommée.
Ton royaume sera plus grand par le triomphe
sur ta cupidité que si tu joignais la Libye
à l’éloignée Gadès et que les deux Puniques
ne servent que toi seul. (…) -
Horace, Odes I 19 | Amours révolues (2)
17 mai 2012, par Danielle CarlèsL’implacable mère des Désirs
et l’enfant de la Thébaine Sémélé l’ordonnent
avec le frivole libertinage,
je dois rendre mon cœur à ces amours révolues.
Me brûle l’éclat de Glycère,
radieuse et pure, plus que le marbre de Paros.
Me brûle la belle effrontée,
son visage, la regarder, péril trop séduisant.
Vénus tombant toute sur moi,
elle a déserté Chypre et m’interdit de chanter
les Scythes ou la volte-face
hardie du Parthe à cheval, ni rien, sauf elle.
Ici placez pour (…) -
Horace, Odes I 17 | Des chèvres et des loups
13 mai 2012, par Danielle CarlèsPreste, Faunus souvent va et vient de mon aimable
Lucrétile au mont Lycée et sans relâche il défend
des étés trop brûlants mes petites
chèvres, les défend des vents pluvieux.
Sans danger s’en vont tranquilles, dans les bois,
chercher l’arbouse bien cachée et le thym hors du
chemin, les épouses du mari puant,
et n’ont pas peur des vertes couleuvres
ni des bêtes martiales, mes chevrettes, n’ont pas
peur des loups, dès que sonne, Tyndaris, la douce
flûte de roseau par les (…) -
Horace, Satires II 8 | Une farce pour finir
10 avril 2012, par Danielle Carlèsle bienheureux Nasidiénus — As-tu pris grand plaisir, en dînant chez le bienheureux Nasidiénus ?
Oui, hier quand je te cherchais pour t’inviter on m’a dit que tu étais
là-bas, à boire en compagnie, depuis le milieu de la journée. — Ah, de
toute ma vie jamais de meilleur ! — Dis, si je ne te dérange pas, avec
quoi avez-vous commencé pour calmer l’aigreur de vos ventres affamés ? — En premier du sanglier de Lucanie capturé par un doux vent d’Auster,
selon les mots de notre (…) -
Horace, Odes I 22 | Rencontre avec un loup (2)
23 mai 2012, par Danielle CarlèsL’homme à la vie sans faille, pur de tout crime
n’a pas besoin des javelots des Maures, ni d’un
arc ni de flèches empoisonnées qui pèsent lourd
plein son carquois, Fuscus,
que son chemin le conduise à passer par le pays
des Syrtes embrasées, ou à traverser le Caucase
inhospitalier, et même dans ces régions léchées
par l’Hydaspe des légendes.
Car moi, j’étais dans la forêt Sabine, un loup,
je chantais ma Lalagué sans but et en promenade
au-delà des bornes du domaine, libre (…) -
Haïku 11
20 février 2012, par Danielle Carlèshorrentem lucem
Pan in te videt
inania sub humo
peur de la lumière
Pan a l’œil sur toi
sous l’humus l’ombre et et le vide
horrentem lucem Pan in te uidet inania sub humo
terreur de la lumière Pan a l’œil sur toi ombre sous la terre le vide
Par Pilar, en catalan :
por de la llum
Pan et dirigeix
la seva mirada
sota el mantell
buit de la terra
Par Ma José, en galicien :
Medo da luz
Pan ten a mirada en ti
sombbra baixo a terra vacia -
Horace, Odes I 9 | L’hiver au printemps de l’âge (2)
28 avril 2012, par Danielle CarlèsVois-tu comme se dresse la blancheur du Soracte
sous la neige profonde ? Ce poids, les forêts à
peine le soutiennent et souffrent et
les fleuves se sont figés de glace vive.
Dissipe le froid remettant sans compter plus de
bois dans le feu et montre-toi plus généreux de
ce vin de quatre ans, ô Thaliarque !
Puise à l’amphore sabine aux deux anses.
Laisse aux dieux tout le reste. Qu’ils décident
de calmer les vents, leurs batailles sur la mer
fièvreuse, et cessent de (…) -
Horace, Satires II 3 v. 142-157 | Petite fable d’Opimius
21 juin 2012, par Danielle CarlèsOpimius, pauvre de tout son or
et de tout son argent planqué,
avait l’habitude de boire, les
jours de fête, du vin de Véies
à la louche de Campanie, et de
la piquette éventée, les jours
ordinaires. Le voilà qui tombe
un beau jour dans une profonde
léthargie. Tant et si bien que
son héritier courait déjà tout
autour des coffres et des clés
trépignant de joie, poussant à
tout va des hourras. Toutefois
un médecin, fort avisé et très
fidèle, par le moyen que voilà (…) -
Horace, Satires II 3 v. 187-223 | Controverse mythologique
24 juin 2012, par Danielle CarlèsTu interdis, fils d’Atrée, que l’on veuille ensevelir
Ajax, pourquoi ? - Je suis le roi. - Et moi un simple
plébéien. Je ne vais pas chercher plus loin. - Et mes
ordres sont justes. Toutefois si quelqu’un trouve que
je ne suis pas juste je l’autorise à parler et à dire
ce qu’il pense, il ne sera pas poursuivi. - Ô roi, le
plus grand des rois, puissent les dieux t’accorder de
ramener ta flotte à bon port après avoir pris Troie !
Ainsi on va pouvoir poser sa question, et (…)