Ô navire, les vagues qui se lèvent te ramèneront
vers le large. Ô navire que fais-tu ? résolument
garde le port. Ne vois-tu pas
ton flanc nu, dégarni de rames,
ton mât blessé par les rafales de l’Africus ? et
tes antennes gémissent et, privé de cordages, il
est presque impossible que ta
coque résiste face aux caprices
de la mer. Tu n’as plus de voiles intactes, plus
un seul dieu à invoquer, si à nouveau le malheur
frappe. Tu as beau, pin de l’
Asie, fils de forêt très (…)
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vers justifiés
Articles
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Horace, Odes I 14 | Allégorie
7 mai 2012, par Danielle Carlès -
Horace, Odes I 21 | Frère et soeur
21 mai 2012, par Danielle CarlèsDiane, chantez Diane, vierges, jeunes filles !
chantez, enfants, le dieu du Cynthe le chevelu
et Latone, l’aimée du Très-haut,
l’aimée intensément du grand Jupiter !
vous, elle, heureuse des fleuves, de la toison
de bois émergeant des glaces de l’Algide, dans
les noires forêts de l’Érymanthe
dans les forêts verdoyantes du Cragus,
vous, en même nombre, louez le Tempé, voix des
garçons, et Délos lieu de naissance d’Apollon,
l’épaule célèbre par le carquois
l’épaule à la (…) -
Horace, Odes I 9 | L’hiver au printemps de l’âge (2)
28 avril 2012, par Danielle CarlèsVois-tu comme se dresse la blancheur du Soracte
sous la neige profonde ? Ce poids, les forêts à
peine le soutiennent et souffrent et
les fleuves se sont figés de glace vive.
Dissipe le froid remettant sans compter plus de
bois dans le feu et montre-toi plus généreux de
ce vin de quatre ans, ô Thaliarque !
Puise à l’amphore sabine aux deux anses.
Laisse aux dieux tout le reste. Qu’ils décident
de calmer les vents, leurs batailles sur la mer
fièvreuse, et cessent de (…) -
Horace, Odes II 10 | D’or est le juste milieu
14 février 2013, par Danielle CarlèsTa vie sera meilleure, Licinius, de ne pas
tracer toujours au large ni par horreur de
la tempête de pousser prudemment trop près
d’une côte dangereuse.
D’or est le juste milieu et qui le choisit
est à l’abri, échappe au sordide d’un toit
malpropre, échappe par sa mesure à l’envie
que suscite un palais.
Plus tourmenté par les vents est l’immense
pin et d’une chute plus lourde tombent les
plus hautes tours, les éclairs frappent au
sommet de la montagne.
Il espère dans (…) -
Horace, Épodes 13 | Tant que nous sommes jeunes
15 septembre 2012, par Danielle CarlèsUne âpre tempête resserre le ciel. Il tombe des averses de pluie
et de neige en cortège à Jupiter. La mer, les forêts tour à tour
résonnent du grondement de l’Aquilon de Thrace. Ravissons, amis,
l’occasion au jour, et, tant que nos genoux sont verts, tant qu’
il nous sied, que prenne congé la vieillesse au front assombri !
Toi, fais monter un vin pressé l’année de Torquatus, mon consul,
laisse de côté tout le reste, n’en parle pas : un dieu peut-être (…) -
Horace, Odes I 12 | Quel homme ? Quel héros ? Quel dieu ? (2)
3 mai 2012, par Danielle CarlèsQuel homme ? Quel héros veux-tu célébrer ?
Sur la lyre ou la flûte aigrelette, Clio ?
Quel dieu ? dont l’écho dira et redira par
jeu amusement le nom
dans les régions ombragées de l’Hélicon ou
sur le Pinde ou sur l’Hémus toujours glacé
dont la forêt impulsivement avait suivi le
beau chant d’Orphée.
Avec l’art de sa mère il suspendait au vol
les fleuves rapides et le passage du vent,
la douceur sonore de ses cordes le faisait
entendre des chênes.
Puis-je dire un seul (…) -
Horace, Odes II 19 | J’ai vu Bacchus
18 mars 2013, par Danielle Carlèsj’ai vu Bacchus sur des rochers écartés enseigner
ses chants croyez-moi hommes du futur j’ai vu les
Nymphes répéter et les oreilles
affûtées des Satyres aux pieds de chèvre
évohé mon âme tremble encore de cet effroi récent
et mon cœur est plein de Bacchus bouleversé saisi
de joie évohé épargne-moi Liber
épargne-moi redoutable ton thyrse sévère
j’ai le droit de chanter les Thyades obstinées et
la source de vin les ruisseaux de lait s’écoulant
à profusion et raconter le (…) -
Horace, Odes I 31 | Que réclame au dieu le poète ? (2)
5 juin 2012, par Danielle CarlèsEn ce jour de dédicace, que réclame à Apollon
le poète ? Que demande-t-il, en versant de sa
coupe un peu de vin nouveau ? Ni les
riches moissons de la Sardaigne féconde,
ni de prospères troupeaux en Calabre, sous le
soleil brûlant, ni l’or ou l’ivoire de l’Inde
ni les campagnes que vient mordre l’
eau calme du Liris, le fleuve taciturne.
Que les gens de Calès taillent de la serpe la
vigne offerte par la Fortune, enrichi, que le
marchand boive dans des calices d’or
le (…) -
Horace, Odes II 2 | L’usage trompeur des mots
17 décembre 2012, par Danielle CarlèsL’argent n’a pas de couleur enfermé sous la
terre avare et tu n’aimes pas un morceau de
métal, Crispus Sallustius, sauf brillant de
l’éclat d’un bon emploi.
Proculéius vivra d’une vie prolongée car on
connaît son cœur paternel pour ses frères :
le portera l’aile inquiète du moindre répit
de l’éternelle Renommée.
Ton royaume sera plus grand par le triomphe
sur ta cupidité que si tu joignais la Libye
à l’éloignée Gadès et que les deux Puniques
ne servent que toi seul. (…) -
Horace, Odes II 20 | Poète oiseau
20 mars 2013, par Danielle Carlèsni vulgaire ni humble est l’aile qui m’emportera
poète aux deux figures à travers l’éther limpide
je ne serai pas plus longtemps
sur terre et plus grand que l’envie
j’abandonnerai les villes moi du sang de pauvres
parents moi que tu invites chez toi Mécène chéri
non je ne disparaîtrai pas non
l’eau du Styx ne m’emprisonnera pas
déjà déjà sur mes deux jambes s’abaisse une peau
rugueuse et je me change en un oiseau blanc plus
haut et il naît sur mes doigts
sur mes épaules (…)