Je chante les combats et le héros qui le premier, des bords de Troie parti
Fugitif, par ordre du destin est venu en Italie et aux rivages
De Lavinium. Durement malmené et sur mer et sur terre
Par le pouvoir de ceux d’en haut et Junon enragée, à cause de sa colère inoubliable,
Il subit aussi nombre d’épreuves à la guerre pour fonder sa ville [5]
Et porter ses dieux au Latium. De là procède le peuple latin,
Nos pères albains et les murs de la haute Rome. Et encore, pour le plaisir (…)
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vers justifiés
Articles
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Virgile, Énéide I v. 1-7 | Et si nous traduisions l’Énéide ?
21 novembre 2012, par Danielle Carlès -
Horace, Odes III 30 | Exegi monumentum
17 octobre 2014, par Danielle Carlèsj’ai achevé un monument plus que l’airain durable et plus que la royale vétusté des pyramides élevé que ni les pluies dévoreuses ni l’Aquilon effréné ne sauraient démolir et ni le nombre incalculable des années enchaînées et ni la fuite des instants non entier je ne mourrai une grande partie de moi échappera à Libitine continuellement par la suite je renaîtrai par les louanges tant qu’au Capitole montera suivi de la vierge silencieuse le pontife on dira que par là où retentit impétueux (…)
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Horace, Odes I 30 | L’amour précieux (2)
3 juin 2012, par Danielle CarlèsÔ Vénus, reine de Cnide et de Paphos, délaisse
Chypre que tu aimes, viens à Glycère ! Elle t’
appelle et elle brûle beaucoup d’encens, viens
habiter son joli sanctuaire !
Se hâtent aux côtés de toi l’enfant des désirs
brûlants, les Grâces aux ceintures dénouées et
les Nymphes, la Jeunesse moins séduisante sans
ta présence et puis Mercure !
Lecture avec le texte latin
Ô Vénus, reine de Cnide et de Paphos, délaisse
O Venus regina Cnidi Paphique
Chypre que tu aimes, viens (…) -
Horace, Odes I 28 | Une seule fois sur le chemin de la mort
31 mai 2012, par Danielle CarlèsTu voulais mesurer la mer et la terre, et le sable sans nombre,
et tout entier te contient, Archytas,
un peu de poussière près du large Matinus, ce petit présent que
l’on t’a fait et à rien ne te sert d’
avoir sondé les demeures aériennes et parcouru la voûte céleste
de ton intelligence promise à mourir.
Lui aussi s’est éteint le père de Pélops, invité à la table des
dieux, et Tithon enlevé dans les airs
et Minos admis aux secrets de Jupiter, et le Tartare retient le (…) -
Horace, Odes I 16 | Palinodie
11 mai 2012, par Danielle CarlèsOui ta mère est belle, ô toi sa fille encore plus belle
et tu pourras faire de mes ïambes médisants tout ce que
tu voudras, les jeter aux flammes, ou
dans la mer Adriatique, c’est comme il te plaira.
Ni la déesse du Dindyme, ni dans les sanctuaires l’hôte
divin de Pythô, n’ébranlent l’esprit des officiants, ni
Liber, à tel point, et les Corybantes
n’amplifient pas l’aigu des instruments d’airain,
comme fait la funeste colère qu’aucune peur ne détourne
d’elle-même, épée du (…) -
Horace, Odes I 12 | Quel homme ? Quel héros ? Quel dieu ? (2)
3 mai 2012, par Danielle CarlèsQuel homme ? Quel héros veux-tu célébrer ?
Sur la lyre ou la flûte aigrelette, Clio ?
Quel dieu ? dont l’écho dira et redira par
jeu amusement le nom
dans les régions ombragées de l’Hélicon ou
sur le Pinde ou sur l’Hémus toujours glacé
dont la forêt impulsivement avait suivi le
beau chant d’Orphée.
Avec l’art de sa mère il suspendait au vol
les fleuves rapides et le passage du vent,
la douceur sonore de ses cordes le faisait
entendre des chênes.
Puis-je dire un seul (…) -
Horace, Odes I 9 | L’hiver au printemps de l’âge (2)
28 avril 2012, par Danielle CarlèsVois-tu comme se dresse la blancheur du Soracte
sous la neige profonde ? Ce poids, les forêts à
peine le soutiennent et souffrent et
les fleuves se sont figés de glace vive.
Dissipe le froid remettant sans compter plus de
bois dans le feu et montre-toi plus généreux de
ce vin de quatre ans, ô Thaliarque !
Puise à l’amphore sabine aux deux anses.
Laisse aux dieux tout le reste. Qu’ils décident
de calmer les vents, leurs batailles sur la mer
fièvreuse, et cessent de (…) -
Horace, Odes I 11 | carpe diem (3)
1er mai 2012, par Danielle CarlèsNe cherche pas - savoir est interdit - pour moi, pour toi, quelle
fin les dieux ont ordonnée, Leuconoé, ni ne te risque aux calculs
babyloniens. Mieux vaut prendre les choses comme elles viendront.
Que Jupiter t’ait accordé de plus nombreux hivers ou que celui-ci
soit le dernier, qui épuise à l’assaut de ces rochers usés la mer
Tyrrhénienne, avec sagesse, filtre ton vin, taille à la mesure de
l’instant la durée de ton espérance. Nous parlons et voici jaloux
que le temps a fui. (…) -
Horace, Odes I 10 | Mercure (2)
30 avril 2012, par Danielle CarlèsMercure, beau parleur, petit-fils d’Atlas,
toi, avisé façonneur de l’humain brut tout
juste né par les sons de la voix et par le
travail harmonieux du corps
je te chante, messager du grand Jupiter et
messager des dieux, père de la lyre ronde,
rusé escamoteur, tu subtilises tout ce qui
te plaît par seul amusement
toi, enfant autrefois par malice tu lui as
caché ses bœufs, il gronde de la voix : si
tu ne les rends pas… mais hop ! et plus de
carquois, et rire d’Apollon (…) -
Horace, Odes I 15 | La prophétie de Nérée
9 mai 2012, par Danielle CarlèsLe berger traversait la mer sur ses vaisseaux de l’
Ida avec Hélène son hôtesse, enlevée par traîtrise.
Nérée fit tomber un calme intempestif sur les vents
impétueux, pour prophétiser l’
implacable destin : « Funestes auspices, tu conduis
chez toi une épouse que viendra rechercher la Grèce
avec une grande armée, liguée pour rompre tes noces
et l’antique royaume de Priam.
Hélas, hélas, tant de sueur sur les chevaux sur les
hommes ! Tant de morts pour les enfants de Dardanus (…)