Je chante les combats et le héros qui le premier, des bords de Troie parti
Fugitif, par ordre du destin est venu en Italie et aux rivages
De Lavinium. Durement malmené et sur mer et sur terre
Par le pouvoir de ceux d’en haut et Junon enragée, à cause de sa colère inoubliable,
Il subit aussi nombre d’épreuves à la guerre pour fonder sa ville [5]
Et porter ses dieux au Latium. De là procède le peuple latin,
Nos pères albains et les murs de la haute Rome. Et encore, pour le plaisir (…)
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vers justifiés
Articles
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Virgile, Énéide I v. 1-7 | Et si nous traduisions l’Énéide ?
21 novembre 2012, par Danielle Carlès -
Horace, Satires II 6 | Des hommes et des rats
21 mars 2012, par Danielle Carlèsprière à Mercure (1-15) C’était cela, mon vœu : un domaine pas
trop grand, avec un jardin, une source
d’eau courante proche de la maison, et
des bois, un peu, au-dessus. Les dieux
m’ont exaucé même au-delà et mieux. C’
est bien. Je ne demande pas plus, fils
de Maïa, ou plutôt, une chose : que tu
me permettes de conserver à moi le don
que j’ai reçu. S’il est vrai que je n’
ai pas accru ma fortune par de mauvais
moyens, que je ne serai pas cause, par
ma sottise ou par ma (…) -
Horace, Odes III 30 | Exegi monumentum
17 octobre 2014, par Danielle Carlèsj’ai achevé un monument plus que l’airain durable et plus que la royale vétusté des pyramides élevé que ni les pluies dévoreuses ni l’Aquilon effréné ne sauraient démolir et ni le nombre incalculable des années enchaînées et ni la fuite des instants non entier je ne mourrai une grande partie de moi échappera à Libitine continuellement par la suite je renaîtrai par les louanges tant qu’au Capitole montera suivi de la vierge silencieuse le pontife on dira que par là où retentit impétueux (…)
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Horace, Odes II 15 | Nos ouvrages d’un luxe royal
12 mars 2013, par Danielle CarlèsNos ouvrages d’un luxe royal sont en passe de ne laisser
que peu d’arpents à la charrue, partout bientôt on verra
des étangs de plus vaste dimension que
le lac Lucrin et le platane interdit de mariage
supplantera les ormeaux. Alors les violettes et le myrte
et tout ce qui a pouvoir de flatter les narines dans les
oliveraies répandront leurs parfums là
où étaient les fruits sous le maître précédent.
Alors les lauriers de leurs rameaux touffus feront écran
à la chaleur qui (…) -
Horace, Odes I 4 | C’est maintenant, c’est le moment
23 avril 2012, par Danielle CarlèsL’âpre hiver s’alanguit dans la grâce retrouvée du printemps et du Favonius
Des machines tirent au sec les carènes des bateaux
Le bétail ne se plaît plus dans les étables, ni le laboureur au coin du feu
Les prés ne blanchissent plus du givre scintillant
Voici la Cythéréenne, Vénus mène la ronde des chœurs sous la lune suspendue
Et les Grâces avec les Nymphes réunies pudiquement
Frappent la terre et d’un pied et de l’autre, pendant que chez les Cyclopes
Vulcain l’ardent embrase (…) -
Horace, Odes I 10 | Mercure (2)
30 avril 2012, par Danielle CarlèsMercure, beau parleur, petit-fils d’Atlas,
toi, avisé façonneur de l’humain brut tout
juste né par les sons de la voix et par le
travail harmonieux du corps
je te chante, messager du grand Jupiter et
messager des dieux, père de la lyre ronde,
rusé escamoteur, tu subtilises tout ce qui
te plaît par seul amusement
toi, enfant autrefois par malice tu lui as
caché ses bœufs, il gronde de la voix : si
tu ne les rends pas… mais hop ! et plus de
carquois, et rire d’Apollon (…) -
Horace, Odes I 12 | Quel homme ? Quel héros ? Quel dieu ? (2)
3 mai 2012, par Danielle CarlèsQuel homme ? Quel héros veux-tu célébrer ?
Sur la lyre ou la flûte aigrelette, Clio ?
Quel dieu ? dont l’écho dira et redira par
jeu amusement le nom
dans les régions ombragées de l’Hélicon ou
sur le Pinde ou sur l’Hémus toujours glacé
dont la forêt impulsivement avait suivi le
beau chant d’Orphée.
Avec l’art de sa mère il suspendait au vol
les fleuves rapides et le passage du vent,
la douceur sonore de ses cordes le faisait
entendre des chênes.
Puis-je dire un seul (…) -
Horace, Odes I 16 | Palinodie
11 mai 2012, par Danielle CarlèsOui ta mère est belle, ô toi sa fille encore plus belle
et tu pourras faire de mes ïambes médisants tout ce que
tu voudras, les jeter aux flammes, ou
dans la mer Adriatique, c’est comme il te plaira.
Ni la déesse du Dindyme, ni dans les sanctuaires l’hôte
divin de Pythô, n’ébranlent l’esprit des officiants, ni
Liber, à tel point, et les Corybantes
n’amplifient pas l’aigu des instruments d’airain,
comme fait la funeste colère qu’aucune peur ne détourne
d’elle-même, épée du (…) -
Horace, Satires II 3 v. 142-157 | Petite fable d’Opimius
21 juin 2012, par Danielle CarlèsOpimius, pauvre de tout son or
et de tout son argent planqué,
avait l’habitude de boire, les
jours de fête, du vin de Véies
à la louche de Campanie, et de
la piquette éventée, les jours
ordinaires. Le voilà qui tombe
un beau jour dans une profonde
léthargie. Tant et si bien que
son héritier courait déjà tout
autour des coffres et des clés
trépignant de joie, poussant à
tout va des hourras. Toutefois
un médecin, fort avisé et très
fidèle, par le moyen que voilà (…) -
Horace, Odes III 13 | O fons Bandusiae (2)
25 janvier 2012, par Danielle CarlèsÔ source de Bandusie claire si transparen te plus que du verre hommage à toi du vin sans mélange hommage des fleurs demain en offrande tu recevras un chevreau au front enflé par la poussée des cornes nouvelles qui le destinent aux combats et à l’amour mais il ne saura pas ne verra rien car il te rougira demain de son sang dans le cou rant de l’eau glacée enfant d’un troupeau insouciant et joyeux au pire de la saison la canicule embrasée est impuissante à te toucher tu offres ta fraîcheur si (…)