Phébus, quand je voulais parler de batailles et de villes conquises, m’avertit en faisant cliqueter sa lyre d’éviter la mer Tyrrhénienne avec mes trop petites voiles. Ton siècle, César,
a ramené dans les champs des moissons en abondance5 et restitué à notre Jupiter les enseignes arrachées aux orgueilleux vestibules des Parthes et, libéré de toutes guerres, il a refermé le temple de Janus Quirinus, et sur le laisser-aller transgressant le bon ordre social10 il a mis un (…)
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strophes alcaïques
Articles
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Horace, Odes IV 15 | La dernière ode
19 mars 2015, par Danielle Carlès -
Horace, Odes I 37 | Nunc est bibendum (2)
18 juin 2012, par Danielle CarlèsMaintenant il faut boire ! Maintenant frapper le
sol de notre pied libéré, maintenant apprêter le
coussin des dieux, offrir des
banquets de Saliens, il était temps, amis !
Avant ce jour, il aurait été sacrilège de sortir
un vieux Cécube de la réserve, avec cette reine,
son projet délirant de ruiner
le Capitole, de sonner le glas de l’empire,
accompagnée de ce troupeau infect, de ces hommes
répugnants et malades, jetée sans frein dans une
espérance infinie, ivre d’une (…) -
Horace, Odes II 7 | à son ami Pompée
26 janvier 2013, par Danielle CarlèsÔ toi si souvent avec moi jusqu’au dernier moment quand sous les ordres de Brutus nous étions engagés, qui, te refaisant Quirite, t’a rendu aux dieux de tes pères et au ciel d’Italie,
Pompée, le premier de mes camarades, avec qui si souvent j’ai brisé dans le vin l’ennui d’un jour trop long, couronné, les cheveux brillants de malobathre syrien ?
Avec toi j’ai vécu la bataille de Philippes et la fuite à toutes jambes, mon petit bouclier abandonné sans façon, quand le courage et les airs (…) -
Horace, Odes IV 4 | Drusus
27 janvier 2015, par Danielle CarlèsTel de la foudre le serviteur ailé, à qui le roi des dieux la royauté sur les oiseaux vagabonds confia, ayant éprouvé sa fidélité, Jupiter, à l’égard du blond Ganymède,
qu’un jour sa jeunesse et une ancestrale vigueur5 hors du nid ont porté, novice face aux épreuves, et au printemps, nuages éloignés, à des efforts jusque-là inconnus ont initié
les vents, avec un sentiment de peur, puis bientôt sur les bergeries a fait plonger en ennemi un puissant instinct vital,10 (…) -
Horace, Odes I 9 | L’hiver au printemps de l’âge
28 avril 2012, par Danielle CarlèsVois-tu comme se dresse le Soracte blanc de toute cette épaisseur de neige, et comme les forêts souffrent, ne supportent plus le poids, et les fleuves se sont figés, pris par la glace vive. Dissipe le froid en remettant plus de bois dans le feu et montre-toi plus généreux avec ce vin vieux de quatre ans tiré de l’amphore sabine à deux anses, ô Thaliarque. Tout le reste, laisse les dieux s’en occuper. Quand ils ont calmé la guerre que font les vents sur la mer fiévreuse, au même instant (…)
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Horace, Odes I 26 | Aimé des Muses
27 mai 2012, par Danielle CarlèsAimé des Muses, je vais donner la tristesse et la peur aux vents fougueux, qu’ils les emportent jusqu’à la mer de Crète. Sous l’étoile de l’Ourse un roi en son pays glacé inspire quelque crainte ?
Ce que redoute Tiridate ? Sans égale est mon insouciance. Ô toi qui aimes les sources inviolées, tresse les fleurs de grand soleil, tresse-les en couronne pour mon très cher Lamia,
ô douce Pimpléenne. Sans toi à rien ne sert mon éloge. Mon ami, sur des cordes nouvelles, mon ami, (…) -
Horace, Odes I 16 | Palinodie
11 mai 2012, par Danielle CarlèsOui ta mère est belle, ô toi sa fille encore plus belle
et tu pourras faire de mes ïambes médisants tout ce que
tu voudras, les jeter aux flammes, ou
dans la mer Adriatique, c’est comme il te plaira.
Ni la déesse du Dindyme, ni dans les sanctuaires l’hôte
divin de Pythô, n’ébranlent l’esprit des officiants, ni
Liber, à tel point, et les Corybantes
n’amplifient pas l’aigu des instruments d’airain,
comme fait la funeste colère qu’aucune peur ne détourne
d’elle-même, épée du (…) -
Horace, Odes III 3 | L’apothéose de Romulus
30 mai 2013, par Danielle CarlèsContre mon habitude, une introduction me semble cette fois-ci utile car l’ode est particulièrement complexe et mobilise de nombreuses références. Il y est question d’apothéose, soit le fait pour un mortel de devenir dieu après sa mort, généralement en récompense d’une vie de sagesse (v. 1-8), ainsi de Pollux, d’Hercule, de Bacchus. Auguste y est destiné (v. 11-12). Le poème consiste essentiellement dans un discours de Junon (v. 18-68) donnant son accord à l’apothéose de Romulus (v. 33-36), (…)
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Horace, Odes III 1 | Odieux m’est le profane vulgaire
12 avril 2013, par Danielle Carlèsodieux m’est le profane vulgaire et je l’écarte
recueillez-vous je chante des chants auparavant
inouïs prêtre du culte des Muses
pour les jeunes vierges les jeunes garçons
le pouvoir terrible des rois s’exerce sur leurs
propres troupeaux sur les rois celui de Jupiter
illustre triomphateur des Géants
donnant d’un sourcil le branle à l’univers
un tel peut aligner ses plants dans des sillons
plus larges qu’un tel un candidat mieux né peut
descendre au Champ de Mars et un (…) -
Horace, Odes I 31 | Que réclame au dieu le poète ? (2)
5 juin 2012, par Danielle CarlèsEn ce jour de dédicace, que réclame à Apollon
le poète ? Que demande-t-il, en versant de sa
coupe un peu de vin nouveau ? Ni les
riches moissons de la Sardaigne féconde,
ni de prospères troupeaux en Calabre, sous le
soleil brûlant, ni l’or ou l’ivoire de l’Inde
ni les campagnes que vient mordre l’
eau calme du Liris, le fleuve taciturne.
Que les gens de Calès taillent de la serpe la
vigne offerte par la Fortune, enrichi, que le
marchand boive dans des calices d’or
le (…)