Vois-tu comme se dresse le Soracte blanc de toute cette épaisseur de neige, et comme les forêts souffrent, ne supportent plus le poids, et les fleuves se sont figés, pris par la glace vive. Dissipe le froid en remettant plus de bois dans le feu et montre-toi plus généreux avec ce vin vieux de quatre ans tiré de l’amphore sabine à deux anses, ô Thaliarque. Tout le reste, laisse les dieux s’en occuper. Quand ils ont calmé la guerre que font les vents sur la mer fiévreuse, au même instant (…)
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strophes alcaïques
Articles
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Horace, Odes I 9 | L’hiver au printemps de l’âge
28 avril 2012, par Danielle Carlès -
Horace, Odes I 17 | Des chèvres et des loups
13 mai 2012, par Danielle CarlèsPreste, Faunus souvent va et vient de mon aimable
Lucrétile au mont Lycée et sans relâche il défend
des étés trop brûlants mes petites
chèvres, les défend des vents pluvieux.
Sans danger s’en vont tranquilles, dans les bois,
chercher l’arbouse bien cachée et le thym hors du
chemin, les épouses du mari puant,
et n’ont pas peur des vertes couleuvres
ni des bêtes martiales, mes chevrettes, n’ont pas
peur des loups, dès que sonne, Tyndaris, la douce
flûte de roseau par les (…) -
Horace, Odes II 13 | à l’arbre qui a failli me tuer
8 mars 2013, par Danielle CarlèsIl t’a planté un jour néfaste, oui, le premier, quel qu’il soit, et d’une main sacrilège t’a fait pousser, arbre, pour la ruine de sa postérité et la honte de son village.
Celui-là, je croirais bien qu’il avait brisé le cou de son père et sur ses Pénates répandu la nuit le sang de son hôte. Celui-là, en poisons de Colchide
et en tout ce qu’on imagine quelque part d’interdit, il fut expert, celui qui t’a installé dans mon champ, ah, bois de malheur, destiné à tomber un jour sur la tête de (…) -
Horace, Odes II 3 | Puisque tu dois mourir
15 janvier 2013, par Danielle CarlèsRetiens qu’il faut dans les moments difficiles conserver ta sérénité, ne pas faire autrement dans les bons et rester modéré, sans insolente joie, Dellius, puisque tu dois mourir,
[5] que tu aies vécu triste chaque instant de ta vie ou bien couché dans l’herbe à l’écart, de jour de fête en jour de fête, heureux à profiter de ta meilleure réserve de Falerne.
Un pin immense et un blanc peuplier quel plaisir [10] prennent-ils à unir l’ombre hospitalière de leurs rameaux ? De quoi souffre (…) -
Horace, Odes I 37 | Nunc est bibendum
11 décembre 2011, par Danielle CarlèsMaintenant il faut boire ! Maintenant frapper le sol en cadence, libres d’entraves ! Maintenant, il était grand temps, disposons des coussins pour les dieux, partageons avec eux un banquet de Saliens, mes amis ! Avant aujourd’hui il nous était interdit de faire monter de la réserve un vieux Cécube, tant que cette reine entretenait le projet délirant d’abattre le Capitole, de sonner le glas de l’empire, avec ces hommes répugnants, ce troupeau infect. Son espérance était sans borne, toute à (…)
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Horace, Odes III 3 | L’apothéose de Romulus
30 mai 2013, par Danielle CarlèsContre mon habitude, une introduction me semble cette fois-ci utile car l’ode est particulièrement complexe et mobilise de nombreuses références. Il y est question d’apothéose, soit le fait pour un mortel de devenir dieu après sa mort, généralement en récompense d’une vie de sagesse (v. 1-8), ainsi de Pollux, d’Hercule, de Bacchus. Auguste y est destiné (v. 11-12). Le poème consiste essentiellement dans un discours de Junon (v. 18-68) donnant son accord à l’apothéose de Romulus (v. 33-36), (…)
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Horace, Odes III 2 | Mourir pour sa patrie est doux et beau
29 avril 2013, par Danielle Carlèsqu’il apprenne à aimer l’épreuve d’une étroite
pauvreté le jeune soldat aguerri par la dureté
du service qu’il traque les Parthes
fiers cavalier redoutable armé de sa lance
qu’il passe en plein air une vie d’incessantes
alarmes et du haut des remparts ennemis que l’
épouse du tyran en guerre le voyant
au loin que la vierge en âge d’être mariée
soupirent hélas et craignent que novice encore
au combat le royal fiancé n’aille le provoquer
lion féroce intouchable que la rage (…) -
Horace, Odes IV 15 | La dernière ode
19 mars 2015, par Danielle CarlèsPhébus, quand je voulais parler de batailles et de villes conquises, m’avertit en faisant cliqueter sa lyre d’éviter la mer Tyrrhénienne avec mes trop petites voiles. Ton siècle, César,
a ramené dans les champs des moissons en abondance5 et restitué à notre Jupiter les enseignes arrachées aux orgueilleux vestibules des Parthes et, libéré de toutes guerres, il a refermé le temple de Janus Quirinus, et sur le laisser-aller transgressant le bon ordre social10 il a mis un (…) -
Horace, Odes III 17 | Noblesse de Lamia
9 septembre 2014, par Danielle CarlèsAelius dont la noblesse part de l’archaïque Lamus, puisque les premiers Lamia d’après lui, rapporte-t-on, furent nommés, et de leurs descendants toutes les générations au long de la mémoire des fastes,
de ce fondateur tu tires ton origine, qui, les remparts de Formies, nous dit-on, le premier, qui, aux pieds de Marica se déversant sur le rivage, le Liris posséda,
roi d’un vaste royaume. Demain le bois de feuilles nombreuses, le rivage d’une algue inutile la tempête (…) -
Horace, Odes I 35 | à la Fortune
13 juin 2012, par Danielle CarlèsÔ déesse qui gouvernes l’aimable cité d’Antium
qui peux en un instant élever un simple mortel
pris au bas de l’échelle, ou changer
en convois de deuil les triomphes superbes,
on te sollicite, le pauvre paysan te prie avec
inquiétude dans sa campagne, et, maîtresse des
plaines marines, quiconque lance une
étrave bithynienne sur la mer de Carpathos,
et le Dace farouche et les Scythes nomades, et
les villes et les peuples, l’intrépide Latium,
et les mères des rois barbares, (…)