j’ai vu Bacchus sur des rochers écartés enseigner
ses chants croyez-moi hommes du futur j’ai vu les
Nymphes répéter et les oreilles
affûtées des Satyres aux pieds de chèvre
évohé mon âme tremble encore de cet effroi récent
et mon cœur est plein de Bacchus bouleversé saisi
de joie évohé épargne-moi Liber
épargne-moi redoutable ton thyrse sévère
j’ai le droit de chanter les Thyades obstinées et
la source de vin les ruisseaux de lait s’écoulant
à profusion et raconter le (…)
Accueil > Mots-clés > versification > strophes alcaïques
strophes alcaïques
Articles
-
Horace, Odes II 19 | J’ai vu Bacchus
18 mars 2013, par Danielle Carlès -
Horace, Odes I 9 | L’hiver au printemps de l’âge
28 avril 2012, par Danielle CarlèsVois-tu comme se dresse le Soracte blanc de toute cette épaisseur de neige, et comme les forêts souffrent, ne supportent plus le poids, et les fleuves se sont figés, pris par la glace vive. Dissipe le froid en remettant plus de bois dans le feu et montre-toi plus généreux avec ce vin vieux de quatre ans tiré de l’amphore sabine à deux anses, ô Thaliarque. Tout le reste, laisse les dieux s’en occuper. Quand ils ont calmé la guerre que font les vents sur la mer fiévreuse, au même instant (…)
-
Horace, Odes I 27 | Buvons sérieux !
29 mai 2012, par Danielle CarlèsSe battre à coups de scyphes faits pour servir à la joie, c’est bon pour des Thraces ! Bannissez cette conduite de barbares, Bacchus veut du respect, ne le mélangez pas au sang des bagarres !
Avec le vin et les lumières, l’épée des Mèdes, mais non, quelle horrible dissonance ! Sacrilège tapage, calmez-vous, les amis, et laissez vos coudes bien calés à leur place !
D’un Falerne sérieux vous voulez que moi aussi je prenne ma part ? Alors, que le frère de Mygella d’Oponte nous dise, le (…) -
Horace, Odes I 17 | Des chèvres et des loups
13 mai 2012, par Danielle CarlèsPreste, Faunus souvent va et vient de mon aimable
Lucrétile au mont Lycée et sans relâche il défend
des étés trop brûlants mes petites
chèvres, les défend des vents pluvieux.
Sans danger s’en vont tranquilles, dans les bois,
chercher l’arbouse bien cachée et le thym hors du
chemin, les épouses du mari puant,
et n’ont pas peur des vertes couleuvres
ni des bêtes martiales, mes chevrettes, n’ont pas
peur des loups, dès que sonne, Tyndaris, la douce
flûte de roseau par les (…) -
Horace, Odes II 15 | Nos ouvrages d’un luxe royal
12 mars 2013, par Danielle CarlèsNos ouvrages d’un luxe royal sont en passe de ne laisser
que peu d’arpents à la charrue, partout bientôt on verra
des étangs de plus vaste dimension que
le lac Lucrin et le platane interdit de mariage
supplantera les ormeaux. Alors les violettes et le myrte
et tout ce qui a pouvoir de flatter les narines dans les
oliveraies répandront leurs parfums là
où étaient les fruits sous le maître précédent.
Alors les lauriers de leurs rameaux touffus feront écran
à la chaleur qui (…) -
Horace, Odes III 3 | L’apothéose de Romulus
30 mai 2013, par Danielle CarlèsContre mon habitude, une introduction me semble cette fois-ci utile car l’ode est particulièrement complexe et mobilise de nombreuses références. Il y est question d’apothéose, soit le fait pour un mortel de devenir dieu après sa mort, généralement en récompense d’une vie de sagesse (v. 1-8), ainsi de Pollux, d’Hercule, de Bacchus. Auguste y est destiné (v. 11-12). Le poème consiste essentiellement dans un discours de Junon (v. 18-68) donnant son accord à l’apothéose de Romulus (v. 33-36), (…)
-
Horace, Odes I 29 | Changement de carrière
2 juin 2012, par Danielle CarlèsIccius, voilà qu’aujourd’hui tu lorgnes sur les trésors de l’Arabie heureuse et que tu prépares une rude campagne contre les rois de Saba jusqu’à ce jour invaincus, et pour le Mède terrifiant
tu forges des chaînes ? Laquelle de ces vierges barbares après le meurtre de son fiancé deviendra ton esclave ? Quel enfant enlevé au palais cheveux parfumés se verra confier le cyathe,
lui qui a appris à tendre les flèches des Sères sur l’arc paternel ? Qui niera que les torrents entraînés à (…) -
Horace, Odes I 16 | Palinodie
11 mai 2012, par Danielle CarlèsOui ta mère est belle, ô toi sa fille encore plus belle
et tu pourras faire de mes ïambes médisants tout ce que
tu voudras, les jeter aux flammes, ou
dans la mer Adriatique, c’est comme il te plaira.
Ni la déesse du Dindyme, ni dans les sanctuaires l’hôte
divin de Pythô, n’ébranlent l’esprit des officiants, ni
Liber, à tel point, et les Corybantes
n’amplifient pas l’aigu des instruments d’airain,
comme fait la funeste colère qu’aucune peur ne détourne
d’elle-même, épée du (…) -
Horace, Odes I 35 | à la Fortune
13 juin 2012, par Danielle CarlèsÔ déesse qui gouvernes l’aimable cité d’Antium
qui peux en un instant élever un simple mortel
pris au bas de l’échelle, ou changer
en convois de deuil les triomphes superbes,
on te sollicite, le pauvre paysan te prie avec
inquiétude dans sa campagne, et, maîtresse des
plaines marines, quiconque lance une
étrave bithynienne sur la mer de Carpathos,
et le Dace farouche et les Scythes nomades, et
les villes et les peuples, l’intrépide Latium,
et les mères des rois barbares, (…) -
Horace, Odes II 20 | Poète oiseau
20 mars 2013, par Danielle Carlèsni vulgaire ni humble est l’aile qui m’emportera
poète aux deux figures à travers l’éther limpide
je ne serai pas plus longtemps
sur terre et plus grand que l’envie
j’abandonnerai les villes moi du sang de pauvres
parents moi que tu invites chez toi Mécène chéri
non je ne disparaîtrai pas non
l’eau du Styx ne m’emprisonnera pas
déjà déjà sur mes deux jambes s’abaisse une peau
rugueuse et je me change en un oiseau blanc plus
haut et il naît sur mes doigts
sur mes épaules (…)