qu’il apprenne à aimer l’épreuve d’une étroite
pauvreté le jeune soldat aguerri par la dureté
du service qu’il traque les Parthes
fiers cavalier redoutable armé de sa lance
qu’il passe en plein air une vie d’incessantes
alarmes et du haut des remparts ennemis que l’
épouse du tyran en guerre le voyant
au loin que la vierge en âge d’être mariée
soupirent hélas et craignent que novice encore
au combat le royal fiancé n’aille le provoquer
lion féroce intouchable que la rage (…)
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strophes alcaïques
Articles
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Horace, Odes III 2 | Mourir pour sa patrie est doux et beau
29 avril 2013, par Danielle Carlès -
Horace, Odes II 3 | Puisque tu dois mourir
15 janvier 2013, par Danielle CarlèsRetiens qu’il faut dans les moments difficiles conserver ta sérénité, ne pas faire autrement dans les bons et rester modéré, sans insolente joie, Dellius, puisque tu dois mourir,
[5] que tu aies vécu triste chaque instant de ta vie ou bien couché dans l’herbe à l’écart, de jour de fête en jour de fête, heureux à profiter de ta meilleure réserve de Falerne.
Un pin immense et un blanc peuplier quel plaisir [10] prennent-ils à unir l’ombre hospitalière de leurs rameaux ? De quoi souffre (…) -
Horace, Odes I 34 | Déraisonnable sagesse
10 juin 2012, par Danielle CarlèsJe donnais peu au culte des dieux, et sans assiduité, résolu que j’étais de me perdre dans une déraisonnable sagesse, mais je suis contraint aujourd’hui de virer de bord pour me remettre sur la route
délaissée, car Diespiter dont le feu en temps normal sillonne de zébrures la masse des nuages a poussé dans un ciel pur ses chevaux tonituants et son char
rapide comme vol d’oiseau sous lequel s’ébranle la terre brute et les fleuves voyageurs, s’ébranle le Styx, l’âpre demeure du hideux (…) -
Horace, Odes I 31 | Que réclame au dieu le poète ?
31 décembre 2011, par Danielle CarlèsLe temple d’Apollon vient d’être consacré. En ce jour que réclame au dieu le poète ? Que lui demande-t-il en versant de sa coupe un peu de vin nouveau ? Pas les riches moissons de la féconde Sardaigne
ni les gras troupeaux de la Calabre ensoleillée, ni l’or et l’ivoire de l’Inde ni les campagnes mordues par les eaux calmes du Liris, fleuve taciturne.
Les gens de Calès prendront leur serpe pour tailler, puisque la Fortune leur a offert des vignes. Devenu riche, le marchand boira à des (…) -
Horace, Odes II 5 | Le raisin trop vert
23 janvier 2013, par Danielle CarlèsIl est trop tôt pour soumettre sa nuque au joug, elle ne peut pas encore le supporter, ni égaler à la tâche son compagnon, ni soutenir le poids du taureau se ruant à la saillie.
Elle n’a en tête que les vertes prairies, ta génisse : tantôt se rafraîchir à la rivière de la chaleur pesante, tantôt dans la saulaie humide jouer avec les veaux,
voilà tout ce qu’elle désire. Renonce à la tentation du raisin trop vert. Déjà pour toi l’automne chamarré nuance le bleu des grappes d’une teinte de (…) -
Horace, Odes II 11 | Des projets pour l’éternité
16 février 2013, par Danielle CarlèsLes intentions du Cantabre belliqueux et du Scythe, Quinctius Hirpinus, dont la barrière de l’Adriatique nous sépare, laisse de côté ces questions et à t’agiter ne passe pas
ta vie, quand elle réclame si peu. Derrière nous fuit la jeunesse, sa peau douce et sa beauté, la sèche blancheur repousse le gai libertinage et le sommeil facile.
Les fleurs n’ont pas toujours le même éclat qu’au printemps et la lune rougeoyante ne brille pas d’un seul visage. À quoi bon de projets pour l’éternité (…) -
Horace, Odes I 35 | à la Fortune
13 juin 2012, par Danielle CarlèsÔ déesse qui gouvernes l’aimable cité d’Antium
qui peux en un instant élever un simple mortel
pris au bas de l’échelle, ou changer
en convois de deuil les triomphes superbes,
on te sollicite, le pauvre paysan te prie avec
inquiétude dans sa campagne, et, maîtresse des
plaines marines, quiconque lance une
étrave bithynienne sur la mer de Carpathos,
et le Dace farouche et les Scythes nomades, et
les villes et les peuples, l’intrépide Latium,
et les mères des rois barbares, (…) -
Horace, Odes II 13 | à l’arbre qui a failli me tuer
8 mars 2013, par Danielle CarlèsIl t’a planté un jour néfaste, oui, le premier, quel qu’il soit, et d’une main sacrilège t’a fait pousser, arbre, pour la ruine de sa postérité et la honte de son village.
Celui-là, je croirais bien qu’il avait brisé le cou de son père et sur ses Pénates répandu la nuit le sang de son hôte. Celui-là, en poisons de Colchide
et en tout ce qu’on imagine quelque part d’interdit, il fut expert, celui qui t’a installé dans mon champ, ah, bois de malheur, destiné à tomber un jour sur la tête de (…) -
Horace, Odes III 23 | Sacrifices
27 septembre 2014, par Danielle CarlèsSi vers le ciel paumes tournées tu lèves tes mains à la lune naissante, paysanne Phidyle, si d’encens tu rassasies, et des dernières moissons, tes Lares, et d’une truie gloutonne,
des miasmes de l’Africus ne souffrira pas ta vigne fertile, ni ton blé de la desséchante rouille, ni les tendres nourrissons du temps lourd à la saison des fruits.
Oui, la bête qui pâture sur l’Algide neigeux, vouée au sacrifice, au milieu des chênes et des yeuses, ou qui grandit dans les prés (…) -
Horace, Odes I 9 | L’hiver au printemps de l’âge (2)
28 avril 2012, par Danielle CarlèsVois-tu comme se dresse la blancheur du Soracte
sous la neige profonde ? Ce poids, les forêts à
peine le soutiennent et souffrent et
les fleuves se sont figés de glace vive.
Dissipe le froid remettant sans compter plus de
bois dans le feu et montre-toi plus généreux de
ce vin de quatre ans, ô Thaliarque !
Puise à l’amphore sabine aux deux anses.
Laisse aux dieux tout le reste. Qu’ils décident
de calmer les vents, leurs batailles sur la mer
fièvreuse, et cessent de (…)