Les désordres politiques qui ont suivi le consulat de Métellus, les causes de la guerre, ses crimes, les formes qu’elle a prises, le jeu de la Fortune et, lourdes de conséquences, les amitiés des grands, et les armes
[5] couvertes d’un sang encore non expié : c’est un sujet rempli de risques et de dangers que tu traites et tu marches sur des feux recouverts d’une cendre trompeuse.
Puisse la Muse de la sévère tragédie n’être qu’un court moment [10] absente du théâtre ! Bientôt, quand tu (…)
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strophes alcaïques
Articles
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Horace, Odes II 1 | à Pollion
9 décembre 2012, par Danielle Carlès -
Horace, Odes I 9 | L’hiver au printemps de l’âge (2)
28 avril 2012, par Danielle CarlèsVois-tu comme se dresse la blancheur du Soracte
sous la neige profonde ? Ce poids, les forêts à
peine le soutiennent et souffrent et
les fleuves se sont figés de glace vive.
Dissipe le froid remettant sans compter plus de
bois dans le feu et montre-toi plus généreux de
ce vin de quatre ans, ô Thaliarque !
Puise à l’amphore sabine aux deux anses.
Laisse aux dieux tout le reste. Qu’ils décident
de calmer les vents, leurs batailles sur la mer
fièvreuse, et cessent de (…) -
Horace, Odes I 9 | L’hiver au printemps de l’âge
28 avril 2012, par Danielle CarlèsVois-tu comme se dresse le Soracte blanc de toute cette épaisseur de neige, et comme les forêts souffrent, ne supportent plus le poids, et les fleuves se sont figés, pris par la glace vive. Dissipe le froid en remettant plus de bois dans le feu et montre-toi plus généreux avec ce vin vieux de quatre ans tiré de l’amphore sabine à deux anses, ô Thaliarque. Tout le reste, laisse les dieux s’en occuper. Quand ils ont calmé la guerre que font les vents sur la mer fiévreuse, au même instant (…)
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Horace, Odes I 37 | Nunc est bibendum (2)
18 juin 2012, par Danielle CarlèsMaintenant il faut boire ! Maintenant frapper le
sol de notre pied libéré, maintenant apprêter le
coussin des dieux, offrir des
banquets de Saliens, il était temps, amis !
Avant ce jour, il aurait été sacrilège de sortir
un vieux Cécube de la réserve, avec cette reine,
son projet délirant de ruiner
le Capitole, de sonner le glas de l’empire,
accompagnée de ce troupeau infect, de ces hommes
répugnants et malades, jetée sans frein dans une
espérance infinie, ivre d’une (…) -
Horace, Odes I 16 | Palinodie
11 mai 2012, par Danielle CarlèsOui ta mère est belle, ô toi sa fille encore plus belle
et tu pourras faire de mes ïambes médisants tout ce que
tu voudras, les jeter aux flammes, ou
dans la mer Adriatique, c’est comme il te plaira.
Ni la déesse du Dindyme, ni dans les sanctuaires l’hôte
divin de Pythô, n’ébranlent l’esprit des officiants, ni
Liber, à tel point, et les Corybantes
n’amplifient pas l’aigu des instruments d’airain,
comme fait la funeste colère qu’aucune peur ne détourne
d’elle-même, épée du (…) -
Horace, Odes II 19 | J’ai vu Bacchus
18 mars 2013, par Danielle Carlèsj’ai vu Bacchus sur des rochers écartés enseigner
ses chants croyez-moi hommes du futur j’ai vu les
Nymphes répéter et les oreilles
affûtées des Satyres aux pieds de chèvre
évohé mon âme tremble encore de cet effroi récent
et mon cœur est plein de Bacchus bouleversé saisi
de joie évohé épargne-moi Liber
épargne-moi redoutable ton thyrse sévère
j’ai le droit de chanter les Thyades obstinées et
la source de vin les ruisseaux de lait s’écoulant
à profusion et raconter le (…) -
Horace, Odes II 3 | Puisque tu dois mourir
15 janvier 2013, par Danielle CarlèsRetiens qu’il faut dans les moments difficiles conserver ta sérénité, ne pas faire autrement dans les bons et rester modéré, sans insolente joie, Dellius, puisque tu dois mourir,
[5] que tu aies vécu triste chaque instant de ta vie ou bien couché dans l’herbe à l’écart, de jour de fête en jour de fête, heureux à profiter de ta meilleure réserve de Falerne.
Un pin immense et un blanc peuplier quel plaisir [10] prennent-ils à unir l’ombre hospitalière de leurs rameaux ? De quoi souffre (…) -
Horace, Odes I 17 | Des chèvres et des loups
13 mai 2012, par Danielle CarlèsPreste, Faunus souvent va et vient de mon aimable
Lucrétile au mont Lycée et sans relâche il défend
des étés trop brûlants mes petites
chèvres, les défend des vents pluvieux.
Sans danger s’en vont tranquilles, dans les bois,
chercher l’arbouse bien cachée et le thym hors du
chemin, les épouses du mari puant,
et n’ont pas peur des vertes couleuvres
ni des bêtes martiales, mes chevrettes, n’ont pas
peur des loups, dès que sonne, Tyndaris, la douce
flûte de roseau par les (…) -
Horace, Odes III 17 | Noblesse de Lamia
9 septembre 2014, par Danielle CarlèsAelius dont la noblesse part de l’archaïque Lamus, puisque les premiers Lamia d’après lui, rapporte-t-on, furent nommés, et de leurs descendants toutes les générations au long de la mémoire des fastes,
de ce fondateur tu tires ton origine, qui, les remparts de Formies, nous dit-on, le premier, qui, aux pieds de Marica se déversant sur le rivage, le Liris posséda,
roi d’un vaste royaume. Demain le bois de feuilles nombreuses, le rivage d’une algue inutile la tempête (…) -
Horace, Odes I 26 | Aimé des Muses
27 mai 2012, par Danielle CarlèsAimé des Muses, je vais donner la tristesse et la peur aux vents fougueux, qu’ils les emportent jusqu’à la mer de Crète. Sous l’étoile de l’Ourse un roi en son pays glacé inspire quelque crainte ?
Ce que redoute Tiridate ? Sans égale est mon insouciance. Ô toi qui aimes les sources inviolées, tresse les fleurs de grand soleil, tresse-les en couronne pour mon très cher Lamia,
ô douce Pimpléenne. Sans toi à rien ne sert mon éloge. Mon ami, sur des cordes nouvelles, mon ami, (…)