qu’il apprenne à aimer l’épreuve d’une étroite
pauvreté le jeune soldat aguerri par la dureté
du service qu’il traque les Parthes
fiers cavalier redoutable armé de sa lance
qu’il passe en plein air une vie d’incessantes
alarmes et du haut des remparts ennemis que l’
épouse du tyran en guerre le voyant
au loin que la vierge en âge d’être mariée
soupirent hélas et craignent que novice encore
au combat le royal fiancé n’aille le provoquer
lion féroce intouchable que la rage (…)
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strophes alcaïques
Articles
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Horace, Odes III 2 | Mourir pour sa patrie est doux et beau
29 avril 2013, par Danielle Carlès -
Horace, Odes III 1 | Odieux m’est le profane vulgaire
12 avril 2013, par Danielle Carlèsodieux m’est le profane vulgaire et je l’écarte
recueillez-vous je chante des chants auparavant
inouïs prêtre du culte des Muses
pour les jeunes vierges les jeunes garçons
le pouvoir terrible des rois s’exerce sur leurs
propres troupeaux sur les rois celui de Jupiter
illustre triomphateur des Géants
donnant d’un sourcil le branle à l’univers
un tel peut aligner ses plants dans des sillons
plus larges qu’un tel un candidat mieux né peut
descendre au Champ de Mars et un (…) -
Horace, Odes III 21 | Ô pieuse amphore !
19 septembre 2014, par Danielle CarlèsÔ toi, née avec moi sous le consulat de Manlius, grosse de lamentations ou bien de plaisanteries, de dispute et de fol amour, ou, pieuse amphore, d’un sommeil propice,
peu importe la vertu de ce Massique de choix que tu gardes, digne d’être sortie un jour heureux, descends ! puisque Corvinus dit de tirer un vin qui a bien vieilli.
Ce n’est pas lui, bien qu’il soit imprégné des socratiques conversations, qui te dédaignera, tout hérissé. L’ancien Caton aussi, dit-on, (…) -
Horace, Odes I 37 | Nunc est bibendum (2)
18 juin 2012, par Danielle CarlèsMaintenant il faut boire ! Maintenant frapper le
sol de notre pied libéré, maintenant apprêter le
coussin des dieux, offrir des
banquets de Saliens, il était temps, amis !
Avant ce jour, il aurait été sacrilège de sortir
un vieux Cécube de la réserve, avec cette reine,
son projet délirant de ruiner
le Capitole, de sonner le glas de l’empire,
accompagnée de ce troupeau infect, de ces hommes
répugnants et malades, jetée sans frein dans une
espérance infinie, ivre d’une (…) -
Horace, Odes III 3 | L’apothéose de Romulus
30 mai 2013, par Danielle CarlèsContre mon habitude, une introduction me semble cette fois-ci utile car l’ode est particulièrement complexe et mobilise de nombreuses références. Il y est question d’apothéose, soit le fait pour un mortel de devenir dieu après sa mort, généralement en récompense d’une vie de sagesse (v. 1-8), ainsi de Pollux, d’Hercule, de Bacchus. Auguste y est destiné (v. 11-12). Le poème consiste essentiellement dans un discours de Junon (v. 18-68) donnant son accord à l’apothéose de Romulus (v. 33-36), (…)
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Horace, Odes I 27 | Buvons sérieux !
29 mai 2012, par Danielle CarlèsSe battre à coups de scyphes faits pour servir à la joie, c’est bon pour des Thraces ! Bannissez cette conduite de barbares, Bacchus veut du respect, ne le mélangez pas au sang des bagarres !
Avec le vin et les lumières, l’épée des Mèdes, mais non, quelle horrible dissonance ! Sacrilège tapage, calmez-vous, les amis, et laissez vos coudes bien calés à leur place !
D’un Falerne sérieux vous voulez que moi aussi je prenne ma part ? Alors, que le frère de Mygella d’Oponte nous dise, le (…) -
Horace, Odes II 14 | à Postumus
11 mars 2013, par Danielle CarlèsAh, elles s’enfuient, Postumus, Postumus, elles coulent, les années, et la dévotion ne retardera pas les rides, la vieillesse toute proche ni la mort que l’on n’apprivoise pas,
non, offrirais-tu, en nombre égal aux jours qui passent, mon ami, trois cents taureaux pour apaiser l’insensible Pluton, qui retient les trois corps géants de Géryon et Tityos dans le cercle de l’eau
funèbre, cette eau que tout le monde, oh oui, nous tous qui vivons des cadeaux de la terre, nous devrons traverser, (…) -
Horace, Odes II 7 | à son ami Pompée
26 janvier 2013, par Danielle CarlèsÔ toi si souvent avec moi jusqu’au dernier moment quand sous les ordres de Brutus nous étions engagés, qui, te refaisant Quirite, t’a rendu aux dieux de tes pères et au ciel d’Italie,
Pompée, le premier de mes camarades, avec qui si souvent j’ai brisé dans le vin l’ennui d’un jour trop long, couronné, les cheveux brillants de malobathre syrien ?
Avec toi j’ai vécu la bataille de Philippes et la fuite à toutes jambes, mon petit bouclier abandonné sans façon, quand le courage et les airs (…) -
Horace, Odes I 17 | Des chèvres et des loups
13 mai 2012, par Danielle CarlèsPreste, Faunus souvent va et vient de mon aimable
Lucrétile au mont Lycée et sans relâche il défend
des étés trop brûlants mes petites
chèvres, les défend des vents pluvieux.
Sans danger s’en vont tranquilles, dans les bois,
chercher l’arbouse bien cachée et le thym hors du
chemin, les épouses du mari puant,
et n’ont pas peur des vertes couleuvres
ni des bêtes martiales, mes chevrettes, n’ont pas
peur des loups, dès que sonne, Tyndaris, la douce
flûte de roseau par les (…) -
Horace, Odes II 17 | L’autre moitié de mon âme
15 mars 2013, par Danielle CarlèsPourquoi ces plaintes qui me coupent le souffle ? Ni les dieux, ni moi n’aimons que le premier tu puisses partir, Mécène, sublime gloire et colonne de ma fortune.
Ah toi, la moitié de mon âme, si t’emporte trop tôt un coup du sort, comment rester là, moi l’autre moitié, et survivre, moins précieux et estropié ? Ce jour-là de tous les deux
signera la perte. Ce n’est pas un serment en l’air que je viens de prononcer : je m’en irai, oui, je m’en irai, quoi qu’il en soit, si tu me précèdes, (…)