Tu m’évites, Chloé, tu es comme le faon qui cherche sa mère craintive dans les montagnes écartées qui s’apeure sans raison du moindre souffle d’air, des arbres de la forêt. Si l’approche du printemps agite d’un frisson les souples feuillages, si un lézard vert écarte les ronces, son cœur se met à battre, ses jambes à trembler. Voyons ! Je ne suis pas un tigre féroce, un lion de Gétulie, je ne te chasse pas pour te briser les os ! Laisse à la fin le giron de ta mère, à l’âge d’aller vers (…)
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strophes asclépiades
Articles
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Horace, Odes I 23 | L’âge d’aimer
24 mai 2012, par Danielle Carlès -
Horace, Odes I 33 | L’ironie de Vénus
8 juin 2012, par Danielle CarlèsAlbius, quand tu penses à la méchanceté de Glycère, ne pleure pas trop fort et ne rabâche pas tes larmoyantes élégies au prétexte qu’elle trahit sa foi en te préférant un plus jeune que toi.
Lycoris, si plaisante avec son front délicat, se consume d’amour pour Cyrus, qui l’évite et ne veut voir que l’orageuse Phloé. Mais les chèvres iront se marier avec les loups de l’Apulie
avant que Phloé ne succombe à un adultère indigne d’elle. C’est le bon vouloir de Vénus qui aime jouer à ce jeu (…) -
Horace, Odes III 13 | O fons Bandusiae
29 octobre 2011, par Danielle CarlèsÔ source de Bandusie, plus claire que du verre, digne du vin si doux, digne des fleurs aussi, demain tu auras l’offrande d’un chevreau au front gonflé des cornes naissantes qui le désignent pour l’amour et les duels. Mais il n’en saura rien, car pour toi il va rougir de son sang le fil de l’eau glacée, ce rejeton d’un folâtre troupeau. Le feu de la canicule au pire de la saison ne parvient pas à t’atteindre, ta fraîcheur agréable s’offre aux taureaux après l’effort de la charrue et au (…)
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Horace, Odes III 10 | Aux suppliants fais grâce !
12 décembre 2013, par Danielle CarlèsAux confins du Tanaïs tu boirais son eau, Lycé, mariée à un sauvage, que pourtant me voir couché devant ta porte rugueuse et jeté aux indigènes Aquilons, tu en pleurerais.
Entends-tu le bruit à ta porte, le bruit dans le bois planté entre les murs de ta belle maison ? Cela mugit avec le vent. Et que la neige au sol se glace sous le ciel pur de Jupiter ?
Cette arrogance déplaît à Vénus, dépose-la, que la roue, tournant à l’envers, ne voie filer le câble ! Tu n’es pas Pénélope, à ses (…) -
Horace, Odes II 12 | Exigences et consentement
6 mars 2013, par Danielle CarlèsNon, le voudrais-tu, la longue guerre de la farouche Numance, le rude Hannibal et la mer de Sicile pourpre du sang punique ne s’accordent pas aux modes langoureux de la cithare
ni les Lapithes enragés et, sous l’emprise d’un excès de vin, Hylée, ou la soumission, grâce à la force d’Hercule, des Fils de la Terre, dont le péril fit chanceler la maison éblouissante
du vieux Saturne. Toi, en prose tu pourras faire l’histoire des combats de César, Mécène, il vaut mieux, et, conduits par les (…) -
Horace, Odes I 5 | Naufrage de l’amour (2)
24 avril 2012, par Danielle CarlèsQuel enfant gracieux te couvre de roses, s’inonde
de parfum et devient plus pressant à l’abri d’une
grotte propice, Pyrrha ? Pour
qui attaches-tu ta chevelure blonde
avec une élégante simplicité ? Hélas ! si souvent
il pleurera ta fidélité et les dieux changeants !
s’étonnera ingénument de voir
la mer hérissée par les vents noirs
lui qui maintenant se croit riche de tout l’or de
ta beauté, disponible pour toujours, aimable pour
toujours, ignorant les sautes
de la brise. (…)
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