Si une seule fois en punition d’un serment violé, Bariné, tu étais devenue plus laide ne fût-ce que d’une dent noircie, ne fût-ce que d’un ongle abîmé,
je te croirais, mais dès que tu as promis, jurant sur ta tête perfide, tu resplendis, plus belle encore, et tu deviens en public l’obsession de tous les jeunes gens.
Cela te réussit de tromper les cendres de ta mère sous leur couvercle et les astres muets de la nuit, le ciel tout entier, les dieux épargnés par la mort glacée.
Cela fait (…)
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Vénus
– Vénus est assimilée à la grecque Aphrodite.
– La déesse de l’amour, mère de Cupidon (cupido "le désir"), l’enfant qui l’accompagne toujours ou mère des Désirs.
– Vénus est également la mère d’Énée.
– Vénus = la grâce érotique, le désir sexuel.
– Vénus est l’élue de Pâris dans l’épisode du "jugement de Pâris", au détriment d’Athéna / Minerve et d’Héra / Junon.
– Le "coup de Vénus" est un coup de dés qui l’emporte sur les autres. Il consiste à amener tous les dés sur une face différente des autres. Réussir le coup de Vénus permet, par exemple, d’être désigné "maître de la boisson" dans un festin (si la fonction est jouée aux dés).
Articles
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Horace, Odes II 8 | La belle menteuse
28 janvier 2013, par Danielle Carlès -
Horace, Odes I 30 | L’amour précieux (2)
3 juin 2012, par Danielle CarlèsÔ Vénus, reine de Cnide et de Paphos, délaisse
Chypre que tu aimes, viens à Glycère ! Elle t’
appelle et elle brûle beaucoup d’encens, viens
habiter son joli sanctuaire !
Se hâtent aux côtés de toi l’enfant des désirs
brûlants, les Grâces aux ceintures dénouées et
les Nymphes, la Jeunesse moins séduisante sans
ta présence et puis Mercure !
Lecture avec le texte latin
Ô Vénus, reine de Cnide et de Paphos, délaisse
O Venus regina Cnidi Paphique
Chypre que tu aimes, viens (…) -
Horace, Odes III 9 | Caprices de Vénus
9 décembre 2013, par Danielle CarlèsTant que je te plaisais et que personne, aucun amant préféré, de son bras
n’entourait ta nuque si blanche, plus qu’un roi des Perses j’ai joui de mon bonheur.
Tant qu’aucune autre plus que moi ne t’enflamma, que Lydia après Chloé ne
vint pas, Lydia au nom glorieux, plus que la Romaine Ilia j’ai joui de mon lustre.
Mais Chloé de Thrace est ma reine, savante en doux modes et joueuse de cithare.
Pour elle sans peur je mourrais, si, chère âme, le sort l’épargne et qu’elle survit. (…) -
Horace, Odes I 13 | Vénus brutalisée (2)
5 mai 2012, par Danielle CarlèsLydia, toi quand tu fais l’éloge
de la nuque rose de Télèphe, des bras de cire de
Téléphe, hélas ! mon foie se met
à bouillir, se gonfle d’une bile récalcitrante !
Mes pensées et mon teint passent
par toutes les couleurs. De la sueur furtivement
glisse couvre mes joues, témoin
du feu lancinant qui me consume au plus profond.
Cela me brûle ! les disputes qui
dérapent à cause du vin, et tes épaules blanches
salies, ou ton amant furieux qui
imprime sur tes lèvres le (…) -
Virgile, Énéide I v. 385-417 | La déesse se révèle
21 janvier 2013, par Danielle Carlès[385] Vénus ne supporta pas plus longtemps
D’entendre ses plaintes et interrompit un discours qui la touchait trop :
« Qui que tu sois, tu n’es pas si détesté, je pense, de ceux d’en-haut,
Puisque te voilà respirant l’air des vivants et prêt d’arriver dans une ville tyrienne.
Continue tout droit simplement et d’ici va jusqu’aux portes de la reine
[390] Car tes amis reviennent vers toi et ta flotte t’est rendue,
Oui, je te l’annonce, et elle a été poussée en lieu sûr par un (…) -
Virgile, Énéide I v. 223-237 | Jupiter et Vénus tout en haut du ciel
9 janvier 2013, par Danielle CarlèsEt déjà c’était fini, quand Jupiter tout en haut de l’éther,
Regardant la mer où volent les voiles et les terres alanguies,
[225] Les rivages, les peuples étalés, oui, du sommet du ciel,
S’arrêta et plongea son regard sur le royaume Libyen.
Et tandis qu’il brasse en son cœur tout ce qui sollicite son attention,
Triste contre son habitude, les yeux brillants, inondée de larmes,
Vénus vient lui parler : « Ô toi qui sur le monde des hommes et des dieux
[230] Exerces ton éternel (…) -
Horace, Odes I 4 | C’est maintenant, c’est le moment
23 avril 2012, par Danielle CarlèsL’âpre hiver s’alanguit dans la grâce retrouvée du printemps et du Favonius
Des machines tirent au sec les carènes des bateaux
Le bétail ne se plaît plus dans les étables, ni le laboureur au coin du feu
Les prés ne blanchissent plus du givre scintillant
Voici la Cythéréenne, Vénus mène la ronde des chœurs sous la lune suspendue
Et les Grâces avec les Nymphes réunies pudiquement
Frappent la terre et d’un pied et de l’autre, pendant que chez les Cyclopes
Vulcain l’ardent embrase (…) -
Virgile, Énéide IV v. 90-128 | Tractations
19 février 2014, par Danielle Carlès[90] Ce mal dont elle est prise, dès que le comprit
l’épouse chérie de Jupiter, et que la honte n’opposait aucun frein à la fureur,
elle va voir Vénus, la Saturnienne, et l’attaque en ces termes :
« Glorieux mérite vraiment, dépouilles magnifiques que vous remportez,
toi et ton enfant, grande et mémorable renommée,
[95] une seule femme vaincue par la ruse de deux dieux !
Non, je ne suis pas dupe à ce point, tu redoutais nos forteresses,
tu tenais en soupçon les palais de la (…) -
Horace, Odes III 10 | Aux suppliants fais grâce !
12 décembre 2013, par Danielle CarlèsAux confins du Tanaïs tu boirais son eau, Lycé, mariée à un sauvage, que pourtant me voir couché devant ta porte rugueuse et jeté aux indigènes Aquilons, tu en pleurerais.
Entends-tu le bruit à ta porte, le bruit dans le bois planté entre les murs de ta belle maison ? Cela mugit avec le vent. Et que la neige au sol se glace sous le ciel pur de Jupiter ?
Cette arrogance déplaît à Vénus, dépose-la, que la roue, tournant à l’envers, ne voie filer le câble ! Tu n’es pas Pénélope, à ses (…) -
Virgile, Énéide II v. 588-623 | Vénus en majesté
6 juin 2013, par Danielle CarlèsTelles étaient les pensées où je me débattais et je m’avançais avec fureur,
quand pour moi, elle, dans une clarté comme jamais auparavant à mes yeux, bien visible
[590] elle se montra et resplendit à travers la nuit d’une pure lumière,
ma douce mère, s’avouant déesse, telle que la voient
les habitants du ciel, dans sa majesté, et elle me prit par la main,
elle me retint, puis ajouta ces mots de sa bouche de rose :
« Mon fils, quel terrible ressentiment éveille cette colère (…)