Tant que je te plaisais et que personne, aucun amant préféré, de son bras
n’entourait ta nuque si blanche, plus qu’un roi des Perses j’ai joui de mon bonheur.
Tant qu’aucune autre plus que moi ne t’enflamma, que Lydia après Chloé ne
vint pas, Lydia au nom glorieux, plus que la Romaine Ilia j’ai joui de mon lustre.
Mais Chloé de Thrace est ma reine, savante en doux modes et joueuse de cithare.
Pour elle sans peur je mourrais, si, chère âme, le sort l’épargne et qu’elle survit. (…)
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Vénus
– Vénus est assimilée à la grecque Aphrodite.
– La déesse de l’amour, mère de Cupidon (cupido "le désir"), l’enfant qui l’accompagne toujours ou mère des Désirs.
– Vénus est également la mère d’Énée.
– Vénus = la grâce érotique, le désir sexuel.
– Vénus est l’élue de Pâris dans l’épisode du "jugement de Pâris", au détriment d’Athéna / Minerve et d’Héra / Junon.
– Le "coup de Vénus" est un coup de dés qui l’emporte sur les autres. Il consiste à amener tous les dés sur une face différente des autres. Réussir le coup de Vénus permet, par exemple, d’être désigné "maître de la boisson" dans un festin (si la fonction est jouée aux dés).
Articles
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Horace, Odes III 9 | Caprices de Vénus
9 décembre 2013, par Danielle Carlès -
Horace, Odes III 26 | Déposer les armes
7 octobre 2014, par Danielle CarlèsJ’ai vécu pour les belles hier encore apte et j’ai fait mon service non sans gloire, à présent mes armes et, quitte du combat, le barbiton, ce mur va les porter,
qui de la maritime Vénus le flanc gauche protège. Ici, ici déposez les lumières des torches, les leviers et les arcs, contre les portes bloquées menaçants.
Ô déesse qui habites la bienheureuse Chypre et Memphis privée des neiges sithoniennes, Reine, lève ton céleste fouet, touche Chloé une bonne fois, elle si (…) -
Horace, Odes I 30 | L’amour précieux
22 décembre 2011, par Danielle CarlèsO Vénus, reine de Cnide et de Paphos, délaisse Chypre que tu aimes, viens habiter le joli sanctuaire de Glycère. Elle t’appelle et fait brûler beaucoup d’encens. Que viennent bien vite avec toi l’enfant des désirs brûlants, et les Grâces aux ceintures dénouées, les Nymphes et la Jeunesse, sans toi moins séduisante, et que vienne Mercure.
Texte latin
O Venus regina Cnidi Paphique,
sperne dilectam Cypron et uocantis
ture te multo Glyceræ decoram
transfer in aedem.
Feruidus tecum (…) -
Horace, Odes I 13 | Vénus brutalisée
4 janvier 2012, par Danielle CarlèsLydia, lorsque tu fais l’éloge de la nuque rose de Télèphe, des bras de cire de Télèphe, ah ! mon sang se met à bouillir, la bile me rend malade ! Ma tête tourne, mon teint se brouille, mes joues se couvrent de larmes incontrôlables. Voici l’effet du feu persistant qui couve au plus profond de moi et me dévore. Je brûle de rage si j’aperçois sur tes épaules blanches les marques honteuses d’une dispute qui est allée trop loin sous l’empire du vin, ou si ton amant furieux a mordu tes lèvres (…)
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Virgile, Énéide IV v. 90-128 | Tractations
19 février 2014, par Danielle Carlès[90] Ce mal dont elle est prise, dès que le comprit
l’épouse chérie de Jupiter, et que la honte n’opposait aucun frein à la fureur,
elle va voir Vénus, la Saturnienne, et l’attaque en ces termes :
« Glorieux mérite vraiment, dépouilles magnifiques que vous remportez,
toi et ton enfant, grande et mémorable renommée,
[95] une seule femme vaincue par la ruse de deux dieux !
Non, je ne suis pas dupe à ce point, tu redoutais nos forteresses,
tu tenais en soupçon les palais de la (…) -
Horace, Odes I 2 | Assez de terreur
16 avril 2012, par Danielle CarlèsC’est assez à présent pour notre Père, assez de neige et de grêle funeste envoyée sur la terre, et de sa main rougeoyante frappant les hauteurs sacrées, c’est assez de terreur pour Rome,
terreur pour les peuples que ne revienne la gravité du temps des lamentations de Pyrrha devant l’horreur de prodiges inconnus, quand Protée emmena toutes les bêtes de la mer voir les sommets des hautes montagnes,
que l’espèce des poissons s’enchevêtra aux cîmes des ormes à la place ordinaire des colombes (…) -
Horace, Odes IV 6 | Phébus
9 février 2015, par Danielle CarlèsDieu que les enfant de Niobé, coupable d’orgueilleuse langue, vengeur ont connu, Tityos aussi, le violeur, et, sur le point d’être vainqueur des hauts remparts de Troie, héros de Phtie, Achille,
à tout autre supérieur, face à toi piètre soldat,5 quand bien même, fils de Thétis marine, il ébranlait les tours dardaniennes sous les coups de son redoutable dard, âpre à guerroyer.
Et celui-là, comme sous la cognée du fer mordant un pin ou bien sous la poussée de l’Eurus un (…) -
Horace, Odes I 30 | L’amour précieux (2)
3 juin 2012, par Danielle CarlèsÔ Vénus, reine de Cnide et de Paphos, délaisse
Chypre que tu aimes, viens à Glycère ! Elle t’
appelle et elle brûle beaucoup d’encens, viens
habiter son joli sanctuaire !
Se hâtent aux côtés de toi l’enfant des désirs
brûlants, les Grâces aux ceintures dénouées et
les Nymphes, la Jeunesse moins séduisante sans
ta présence et puis Mercure !
Lecture avec le texte latin
Ô Vénus, reine de Cnide et de Paphos, délaisse
O Venus regina Cnidi Paphique
Chypre que tu aimes, viens (…) -
Horace, Odes II 8 | La belle menteuse
28 janvier 2013, par Danielle CarlèsSi une seule fois en punition d’un serment violé, Bariné, tu étais devenue plus laide ne fût-ce que d’une dent noircie, ne fût-ce que d’un ongle abîmé,
je te croirais, mais dès que tu as promis, jurant sur ta tête perfide, tu resplendis, plus belle encore, et tu deviens en public l’obsession de tous les jeunes gens.
Cela te réussit de tromper les cendres de ta mère sous leur couvercle et les astres muets de la nuit, le ciel tout entier, les dieux épargnés par la mort glacée.
Cela fait (…) -
Horace, Odes III 27 | Europe
15 août 2013, par Danielle CarlèsLes impies, que le chant répété de l’orfraie soit un signe qui les guide et une chienne pleine ou, déboulant du pays de Lanuvium, une louve fauve, ou une renarde qui met bas,
et qu’un serpent puisse annuler leur projet de voyage, si venant couper la route comme une flèche il a effrayé les chevaux ! Moi, quelqu’un pour qui je m’inquiète, augure circonspect,
avant que ne regagne ses marais d’eaux stagnantes l’oiseau annonciateur des orages imminents, ma prière suscitera la voix prophétique (…)