Tyrrhénien descendant de rois, il y a pour toi dans une jarre jamais encore renversée un vin doux, puis la fleur, Mécène, des roses et une huile de noix d’Afrique pour tes cheveux,
depuis longtemps chez moi : arrache-toi à ce qui te retient, et cesse de n’avoir toujours sur l’humide Tibur, sur Éfula et ses champs vallonnés qu’une vue de loin, et sur les sommets du parricide Télégone.
Déserte le luxe fatigant et la tour proche des abruptes nuées, renonce à admirer, ville (…)
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Mécène
Ce chevalier romain (environ 69 a.C. - 8 a.C.) d’origine étrusque appartient à l’entourage proche d’Auguste. Poète et homme de goût, riche et influent, il a été le protecteur, entre autres, de Virgile et d’Horace, et particulièrement l’ami de ce dernier.
– Il comptait parmi ses aïeux maternels des lucumons, c’est-à-dire des nobles étrusques, chefs de la ville d’Arretium.
– Mécène jouissait d’une grande influence, mais ne possédait aucun titre officiel, ne les ayant ni sollicités, ni acceptés.
– C’est lui qui a offert Horace la propriété de Sabine où il aime vivre, à Tibur.
– Mécène était de santé fragile. En l’an 30 av. J.-C. il subit une grave maladie, dont il se releva. Horace évoque le jour où il reparaît en public, au théâtre de Pompée.
Articles
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Horace, Odes III 29 | Quod adest memento
13 octobre 2014, par Danielle Carlès -
Horace, Épodes 3 | Ça brûle !
16 juillet 2012, par Danielle CarlèsSi quelqu’un quelque jour d’une main impie brise le cou de son vieillard de père, qu’il mange de l’ail, plus funeste que la ciguë ! Ô ventres durs des moissonneurs ! Quel est ce poison qui sévit dans mes entrailles ? Du sang de vipère a-t-il cuit dans ces herbes à mon insu ? Canidia a-t-elle mis la main à ce mets infâme ? Radieux, le chef éclipsait tous les Argonautes. Médée éblouie, quand il dut mettre aux taureaux le joug inconnu, avec ça, oui, frotta Jason, imprégna de ça les dons pour sa (…)
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Horace, Satires I 5 | Carnet de route
11 décembre 2011, par Danielle CarlèsEn sortant de la grande Rome, un gîte très simple m’accueillit à Aricie. J’étais en compagnie du rhéteur Héliodore, l’homme, et de loin, le plus savant de Grèce. De là, direction le forum d’Appius, grouillant de bateliers et d’aubergistes prêts à te filouter. Paresseux, nous avons fait le chemin en deux étapes. Il n’en faut qu’une pour ceux qui retroussent leur tunique plus haut que nous. Mais la voie Appienne est moins pénible si on prend son temps. Une fois sur place, je trouve l’eau (…)
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Horace, Satires I 1 | Où il est question d’accumulation des richesses et de compétition
4 novembre 2011, par Danielle CarlèsComment se fait-il, Mécène, que personne ne soit content de son sort, ni celui qui l’a mûrement calculé, ni celui qui le doit au seul hasard ? Et que l’on vante toujours le bonheur de ceux qui suivent d’autres directions que soi ? (1-3)
"Ce sont les marchands qui sont heureux !", dit le soldat quand il sent le poids des ans, et son corps perclus par les efforts accumulés. Mais de son côté le marchand, quand les Austers malmènent son navire : "Il vaut mieux être militaire. Parce que quoi ? (…) -
Horace, Odes I 20 | Simple amitié
19 mai 2012, par Danielle CarlèsTu boiras dans des canthares ordinaires un simple vin de Sabine, mais mis par moi en réserve dans une amphore grecque le jour où l’on t’a fait au théâtre un tel applaudissement,
chevalier, mon cher Mécène, que des rives du fleuve de tes pères jusqu’au mont Vatican un même écho joyeusement répétait tes louanges.
Le Cécube et la grappe foulée au pressoir de Calès, tu en boiras, mais chez moi ni les cépages de Falerne, ni les coteaux de Formies ne composent les coupes.
Lecture avec le (…) -
Horace, Odes I 1 | à Mécène
13 avril 2012, par Danielle CarlèsMécène, issu d’une ancienne famille de rois,
ô mon rempart et ma douce lumière de gloire,
pour certains, le bonheur c’est la poussière
olympique ramassée sur un char, les roues en
feu quand ils contournent la borne, annoblis
par la palme de la victoire, haussés jusqu’à
l’égal des dieux, maîtres dominant le monde.
Pour lui, c’est la cohue des débats la foule
impulsive des Quirites luttant pour l’élever
au troisième degré de l’échelle honorifique.
Pour cet autre, enfermer (…) -
Horace, Satires I 6 | Détaché de toute ambition, de ses misères et de ses fardeaux
20 décembre 2011, par Danielle CarlèsMécène, de tous les Lydiens qui sont venus habiter la terre d’Etrurie, aucun n’est plus noble que toi. Tes ancêtres, tant du côté de ta mère que du côté de ton père, ont eu autrefois le commandement de grandes armées. Pour autant il n’est pas dans tes habitudes, comme tant d’autres, de rire au nez des gens sans naissance, comme moi, dont le père est un esclave affranchi. (1-6)
Tu affirmes que peu importe la famille où l’on naît, du moment que l’on possède la noblesse du caractère. C’est (…) -
Horace, Épodes 14 | Paresse
13 octobre 2012, par Danielle CarlèsPourquoi la paresse indolente a diffusé au plus profond de mes sens un pareil oubli, comme si, le gosier sec, j’avais aspiré des coupes versant le sommeil du Léthé, 5 radieux Mécène, tu me tues à le demander sans arrêt. Un dieu, oui, un dieu m’interdit d’amener les ïambes commencés, ce poème un jour promis, jusqu’au volume achevé. C’était, dit-on, la même chose, quand pour Bathylle de Samos 10 s’enflamma Anacréon de Téos, qui bien souvent sur la lyre creuse pleura son amour sans s’appliquer (…)
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Horace, Satires II 7 | Il est fou ou il fait des vers !
2 avril 2012, par Danielle Carlèsami de son maître (1-20) Je t’écoute depuis un bon moment et j’ai très
envie de te dire un petit quelque chose, mais
la peur me retient, je ne suis qu’un esclave. — Davus ? — Oui, Davus ! Tu m’as acheté et je
suis dévoué à mon maître, juste assez honnête
pour que tu me juges digne de vivre. — Allez,
profite de la liberté de décembre, puisque c’
est ce que nos ancêtres ont voulu, et parle ! — Une partie des hommes aiment leur vice avec
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Horace, Satires II 6 | Des hommes et des rats
21 mars 2012, par Danielle Carlèsprière à Mercure (1-15) C’était cela, mon vœu : un domaine pas
trop grand, avec un jardin, une source
d’eau courante proche de la maison, et
des bois, un peu, au-dessus. Les dieux
m’ont exaucé même au-delà et mieux. C’
est bien. Je ne demande pas plus, fils
de Maïa, ou plutôt, une chose : que tu
me permettes de conserver à moi le don
que j’ai reçu. S’il est vrai que je n’
ai pas accru ma fortune par de mauvais
moyens, que je ne serai pas cause, par
ma sottise ou par ma (…)
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