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Mécène
Ce chevalier romain (environ 69 a.C. - 8 a.C.) d’origine étrusque appartient à l’entourage proche d’Auguste. Poète et homme de goût, riche et influent, il a été le protecteur, entre autres, de Virgile et d’Horace, et particulièrement l’ami de ce dernier.
– Il comptait parmi ses aïeux maternels des lucumons, c’est-à-dire des nobles étrusques, chefs de la ville d’Arretium.
– Mécène jouissait d’une grande influence, mais ne possédait aucun titre officiel, ne les ayant ni sollicités, ni acceptés.
– C’est lui qui a offert Horace la propriété de Sabine où il aime vivre, à Tibur.
– Mécène était de santé fragile. En l’an 30 av. J.-C. il subit une grave maladie, dont il se releva. Horace évoque le jour où il reparaît en public, au théâtre de Pompée.
Articles
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Horace, Satires I 5 | Carnet de route
11 décembre 2011, par Danielle Carlès
En sortant de la grande Rome, un gîte très simple m’accueillit à Aricie. J’étais en compagnie du rhéteur Héliodore, l’homme, et de loin, le plus savant de Grèce. De là, direction le forum d’Appius, grouillant de bateliers et d’aubergistes prêts à te filouter. Paresseux, nous avons fait le chemin en deux étapes. Il n’en faut qu’une pour ceux qui retroussent leur tunique plus haut que nous. Mais la voie Appienne est moins pénible si on prend son temps. Une fois sur place, je trouve l’eau (…)
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Horace, Épodes 3 | Ça brûle !
16 juillet 2012, par Danielle Carlès
Si quelqu’un quelque jour d’une main impie brise le cou de son vieillard de père, qu’il mange de l’ail, plus funeste que la ciguë ! Ô ventres durs des moissonneurs ! Quel est ce poison qui sévit dans mes entrailles ? Du sang de vipère a-t-il cuit dans ces herbes à mon insu ? Canidia a-t-elle mis la main à ce mets infâme ? Radieux, le chef éclipsait tous les Argonautes. Médée éblouie, quand il dut mettre aux taureaux le joug inconnu, avec ça, oui, frotta Jason, imprégna de ça les dons pour sa (…)
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Horace, Épodes 1 | à Mécène
3 juillet 2012, par Danielle Carlès
Tu iras sur nos liburnes, au milieu des hautes forteresses navales, ami, prêt à affronter tous les dangers de César, Mécène, au péril de ta vie. Mais moi, pour qui la vie n’a de charme que toi vivant, sinon insupportable ? Tu me dis de poursuivre dans mon loisir. Le ferai-je ? Il n’est doux qu’avec toi, ou prendrai-je ma part de l’épreuve comme il convient aux hommes sans faiblesse ? Je la prendrai, et à travers les cols des Alpes, le Caucase inhospitalier, ou jusqu’au dernier golfe du bord (…)
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Horace, Odes I 20 | Simple amitié
19 mai 2012, par Danielle Carlès
Tu boiras dans des canthares ordinaires un simple vin de Sabine, mais mis par moi en réserve dans une amphore grecque le jour où l’on t’a fait au théâtre un tel applaudissement,
chevalier, mon cher Mécène, que des rives du fleuve de tes pères jusqu’au mont Vatican un même écho joyeusement répétait tes louanges.
Le Cécube et la grappe foulée au pressoir de Calès, tu en boiras, mais chez moi ni les cépages de Falerne, ni les coteaux de Formies ne composent les coupes.
Lecture avec le (…)
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Horace, Odes II 12 | Exigences et consentement
6 mars 2013, par Danielle Carlès
Non, le voudrais-tu, la longue guerre de la farouche Numance, le rude Hannibal et la mer de Sicile pourpre du sang punique ne s’accordent pas aux modes langoureux de la cithare
ni les Lapithes enragés et, sous l’emprise d’un excès de vin, Hylée, ou la soumission, grâce à la force d’Hercule, des Fils de la Terre, dont le péril fit chanceler la maison éblouissante
du vieux Saturne. Toi, en prose tu pourras faire l’histoire des combats de César, Mécène, il vaut mieux, et, conduits par les (…)
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Horace, Satires II 7 | Il est fou ou il fait des vers !
2 avril 2012, par Danielle Carlès
ami de son maître (1-20) Je t’écoute depuis un bon moment et j’ai très
envie de te dire un petit quelque chose, mais
la peur me retient, je ne suis qu’un esclave. — Davus ? — Oui, Davus ! Tu m’as acheté et je
suis dévoué à mon maître, juste assez honnête
pour que tu me juges digne de vivre. — Allez,
profite de la liberté de décembre, puisque c’
est ce que nos ancêtres ont voulu, et parle ! — Une partie des hommes aiment leur vice avec
constance et ne lâchent pas l’affaire mais (…)
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Horace, Odes IV 11 | de mes amours l’achèvement
18 février 2015, par Danielle Carlès
Il y a chez moi, dépassant les neuf années de garde, une jarre pleine d’Albe, il y a dans mon jardin, Phyllis, de l’ache pour être tressée dans les couronnes, il y a de mon lierre
à foison, qui, cheveux relevés, t’illuminera.5 Riante est ma maison d’argenterie. L’autel de vierges rameaux est noué, avide que par le sacrifice d’un agneau on l’arrose.
L’ensemble de la maisonnée s’active, ici et là, on court de tous côtés, garçons et filles mélangés.10 Les flammes (…)
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Horace, Satires I 9 | Sur la Voie Sacrée, il y a deux millénaires
7 janvier 2012, par Danielle Carlès
Je passais sur la voie Sacrée, comme à mon habitude, méditant sur je ne sais quoi, tout entier à mes rêveries.
Quelqu’un m’aborde. Je connais son nom, mais pas plus.
Il m’attrape la main et la serre : "Comment vas-tu, très cher ?" Je lui réponds : "Pour le moment très bien, et tes désirs sont les miens".
Il m’emboîte le pas.
Le premier je brise le silence : "A ton service !" Alors lui : "Tu me remets, n’est-ce pas ? Je suis un homme de lettres." Moi : "Raison de plus de (…)
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Horace, Épodes 14 | Paresse
13 octobre 2012, par Danielle Carlès
Pourquoi la paresse indolente a diffusé au plus profond de mes sens un pareil oubli, comme si, le gosier sec, j’avais aspiré des coupes versant le sommeil du Léthé, 5 radieux Mécène, tu me tues à le demander sans arrêt. Un dieu, oui, un dieu m’interdit d’amener les ïambes commencés, ce poème un jour promis, jusqu’au volume achevé. C’était, dit-on, la même chose, quand pour Bathylle de Samos 10 s’enflamma Anacréon de Téos, qui bien souvent sur la lyre creuse pleura son amour sans s’appliquer (…)