De mieux, aujourd’hui où l’on fête
Neptune, que puis-je faire ? Tire du fond de la réserve,
Lydé, empressée, un Cécube
et dans ses retranchements, bouscule ta sagesse.
Midi incline,
vois-tu, et, comme si le jour pouvait stopper son élan,
tu te retiens de prendre au cellier,
languissante depuis le consul Bibulus, une amphore ?
Nous chanterons à notre tour
Neptune et la verte chevelure des Néréides,
toi, sur la lyre courbe tu diras en réponse
Latone et les flèches de la (…)
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Vénus
– Vénus est assimilée à la grecque Aphrodite.
– La déesse de l’amour, mère de Cupidon (cupido "le désir"), l’enfant qui l’accompagne toujours ou mère des Désirs.
– Vénus est également la mère d’Énée.
– Vénus = la grâce érotique, le désir sexuel.
– Vénus est l’élue de Pâris dans l’épisode du "jugement de Pâris", au détriment d’Athéna / Minerve et d’Héra / Junon.
– Le "coup de Vénus" est un coup de dés qui l’emporte sur les autres. Il consiste à amener tous les dés sur une face différente des autres. Réussir le coup de Vénus permet, par exemple, d’être désigné "maître de la boisson" dans un festin (si la fonction est jouée aux dés).
Articles
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Horace, Odes III 28 | Midi incline
9 octobre 2014, par Danielle Carlès -
Horace, Odes I 30 | L’amour précieux (2)
3 juin 2012, par Danielle CarlèsÔ Vénus, reine de Cnide et de Paphos, délaisse
Chypre que tu aimes, viens à Glycère ! Elle t’
appelle et elle brûle beaucoup d’encens, viens
habiter son joli sanctuaire !
Se hâtent aux côtés de toi l’enfant des désirs
brûlants, les Grâces aux ceintures dénouées et
les Nymphes, la Jeunesse moins séduisante sans
ta présence et puis Mercure !
Lecture avec le texte latin
Ô Vénus, reine de Cnide et de Paphos, délaisse
O Venus regina Cnidi Paphique
Chypre que tu aimes, viens (…) -
Virgile, Énéide II v. 588-623 | Vénus en majesté
6 juin 2013, par Danielle CarlèsTelles étaient les pensées où je me débattais et je m’avançais avec fureur,
quand pour moi, elle, dans une clarté comme jamais auparavant à mes yeux, bien visible
[590] elle se montra et resplendit à travers la nuit d’une pure lumière,
ma douce mère, s’avouant déesse, telle que la voient
les habitants du ciel, dans sa majesté, et elle me prit par la main,
elle me retint, puis ajouta ces mots de sa bouche de rose :
« Mon fils, quel terrible ressentiment éveille cette colère (…) -
Horace, Odes I 13 | Vénus brutalisée
4 janvier 2012, par Danielle CarlèsLydia, lorsque tu fais l’éloge de la nuque rose de Télèphe, des bras de cire de Télèphe, ah ! mon sang se met à bouillir, la bile me rend malade ! Ma tête tourne, mon teint se brouille, mes joues se couvrent de larmes incontrôlables. Voici l’effet du feu persistant qui couve au plus profond de moi et me dévore. Je brûle de rage si j’aperçois sur tes épaules blanches les marques honteuses d’une dispute qui est allée trop loin sous l’empire du vin, ou si ton amant furieux a mordu tes lèvres (…)
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Horace, Odes I 19 | Amours révolues
23 décembre 2011, par Danielle CarlèsL’implacable mère des Désirs et l’enfant de la Thébaine Sémélé et le gai libertinage m’ordonnent de rendre mon cœur aux amours révolues. Je m’enflamme pour le teint éclatant de la radieuse Glycère, plus blanc que le marbre de Paros. Je m’enflamme pour sa charmante effronterie, pour son visage si troublant que je défaille à sa vue. Vénus est toute en moi descendue, elle a déserté Chypre et m’interdit d’écrire un seul mot sur les Scythes, ou le Parthe qui montre son courage à cheval en faisant (…)
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Horace, Odes I 30 | L’amour précieux
22 décembre 2011, par Danielle CarlèsO Vénus, reine de Cnide et de Paphos, délaisse Chypre que tu aimes, viens habiter le joli sanctuaire de Glycère. Elle t’appelle et fait brûler beaucoup d’encens. Que viennent bien vite avec toi l’enfant des désirs brûlants, et les Grâces aux ceintures dénouées, les Nymphes et la Jeunesse, sans toi moins séduisante, et que vienne Mercure.
Texte latin
O Venus regina Cnidi Paphique,
sperne dilectam Cypron et uocantis
ture te multo Glyceræ decoram
transfer in aedem.
Feruidus tecum (…) -
Horace, Odes I 19 | Amours révolues (2)
17 mai 2012, par Danielle CarlèsL’implacable mère des Désirs
et l’enfant de la Thébaine Sémélé l’ordonnent
avec le frivole libertinage,
je dois rendre mon cœur à ces amours révolues.
Me brûle l’éclat de Glycère,
radieuse et pure, plus que le marbre de Paros.
Me brûle la belle effrontée,
son visage, la regarder, péril trop séduisant.
Vénus tombant toute sur moi,
elle a déserté Chypre et m’interdit de chanter
les Scythes ou la volte-face
hardie du Parthe à cheval, ni rien, sauf elle.
Ici placez pour (…) -
Horace, Odes III 26 | Déposer les armes
7 octobre 2014, par Danielle CarlèsJ’ai vécu pour les belles hier encore apte et j’ai fait mon service non sans gloire, à présent mes armes et, quitte du combat, le barbiton, ce mur va les porter,
qui de la maritime Vénus le flanc gauche protège. Ici, ici déposez les lumières des torches, les leviers et les arcs, contre les portes bloquées menaçants.
Ô déesse qui habites la bienheureuse Chypre et Memphis privée des neiges sithoniennes, Reine, lève ton céleste fouet, touche Chloé une bonne fois, elle si (…) -
Horace, Odes I 2 | Assez de terreur
16 avril 2012, par Danielle CarlèsC’est assez à présent pour notre Père, assez de neige et de grêle funeste envoyée sur la terre, et de sa main rougeoyante frappant les hauteurs sacrées, c’est assez de terreur pour Rome,
terreur pour les peuples que ne revienne la gravité du temps des lamentations de Pyrrha devant l’horreur de prodiges inconnus, quand Protée emmena toutes les bêtes de la mer voir les sommets des hautes montagnes,
que l’espèce des poissons s’enchevêtra aux cîmes des ormes à la place ordinaire des colombes (…) -
Horace, Odes III 9 | Caprices de Vénus
9 décembre 2013, par Danielle CarlèsTant que je te plaisais et que personne, aucun amant préféré, de son bras
n’entourait ta nuque si blanche, plus qu’un roi des Perses j’ai joui de mon bonheur.
Tant qu’aucune autre plus que moi ne t’enflamma, que Lydia après Chloé ne
vint pas, Lydia au nom glorieux, plus que la Romaine Ilia j’ai joui de mon lustre.
Mais Chloé de Thrace est ma reine, savante en doux modes et joueuse de cithare.
Pour elle sans peur je mourrais, si, chère âme, le sort l’épargne et qu’elle survit. (…)