Si une seule fois en punition d’un serment violé, Bariné, tu étais devenue plus laide ne fût-ce que d’une dent noircie, ne fût-ce que d’un ongle abîmé,
je te croirais, mais dès que tu as promis, jurant sur ta tête perfide, tu resplendis, plus belle encore, et tu deviens en public l’obsession de tous les jeunes gens.
Cela te réussit de tromper les cendres de ta mère sous leur couvercle et les astres muets de la nuit, le ciel tout entier, les dieux épargnés par la mort glacée.
Cela fait (…)
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Vénus
– Vénus est assimilée à la grecque Aphrodite.
– La déesse de l’amour, mère de Cupidon (cupido "le désir"), l’enfant qui l’accompagne toujours ou mère des Désirs.
– Vénus est également la mère d’Énée.
– Vénus = la grâce érotique, le désir sexuel.
– Vénus est l’élue de Pâris dans l’épisode du "jugement de Pâris", au détriment d’Athéna / Minerve et d’Héra / Junon.
– Le "coup de Vénus" est un coup de dés qui l’emporte sur les autres. Il consiste à amener tous les dés sur une face différente des autres. Réussir le coup de Vénus permet, par exemple, d’être désigné "maître de la boisson" dans un festin (si la fonction est jouée aux dés).
Articles
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Horace, Odes II 8 | La belle menteuse
28 janvier 2013, par Danielle Carlès -
Horace, Odes III 10 | Aux suppliants fais grâce !
12 décembre 2013, par Danielle CarlèsAux confins du Tanaïs tu boirais son eau, Lycé, mariée à un sauvage, que pourtant me voir couché devant ta porte rugueuse et jeté aux indigènes Aquilons, tu en pleurerais.
Entends-tu le bruit à ta porte, le bruit dans le bois planté entre les murs de ta belle maison ? Cela mugit avec le vent. Et que la neige au sol se glace sous le ciel pur de Jupiter ?
Cette arrogance déplaît à Vénus, dépose-la, que la roue, tournant à l’envers, ne voie filer le câble ! Tu n’es pas Pénélope, à ses (…) -
Horace, Odes I 4 | C’est maintenant, c’est le moment
23 avril 2012, par Danielle CarlèsL’âpre hiver s’alanguit dans la grâce retrouvée du printemps et du Favonius
Des machines tirent au sec les carènes des bateaux
Le bétail ne se plaît plus dans les étables, ni le laboureur au coin du feu
Les prés ne blanchissent plus du givre scintillant
Voici la Cythéréenne, Vénus mène la ronde des chœurs sous la lune suspendue
Et les Grâces avec les Nymphes réunies pudiquement
Frappent la terre et d’un pied et de l’autre, pendant que chez les Cyclopes
Vulcain l’ardent embrase (…) -
Horace, Odes I 19 | Amours révolues (2)
17 mai 2012, par Danielle CarlèsL’implacable mère des Désirs
et l’enfant de la Thébaine Sémélé l’ordonnent
avec le frivole libertinage,
je dois rendre mon cœur à ces amours révolues.
Me brûle l’éclat de Glycère,
radieuse et pure, plus que le marbre de Paros.
Me brûle la belle effrontée,
son visage, la regarder, péril trop séduisant.
Vénus tombant toute sur moi,
elle a déserté Chypre et m’interdit de chanter
les Scythes ou la volte-face
hardie du Parthe à cheval, ni rien, sauf elle.
Ici placez pour (…) -
Horace, Odes III 28 | Midi incline
9 octobre 2014, par Danielle CarlèsDe mieux, aujourd’hui où l’on fête
Neptune, que puis-je faire ? Tire du fond de la réserve,
Lydé, empressée, un Cécube
et dans ses retranchements, bouscule ta sagesse.
Midi incline,
vois-tu, et, comme si le jour pouvait stopper son élan,
tu te retiens de prendre au cellier,
languissante depuis le consul Bibulus, une amphore ?
Nous chanterons à notre tour
Neptune et la verte chevelure des Néréides,
toi, sur la lyre courbe tu diras en réponse
Latone et les flèches de la (…) -
Virgile, Énéide II v. 588-623 | Vénus en majesté
6 juin 2013, par Danielle CarlèsTelles étaient les pensées où je me débattais et je m’avançais avec fureur,
quand pour moi, elle, dans une clarté comme jamais auparavant à mes yeux, bien visible
[590] elle se montra et resplendit à travers la nuit d’une pure lumière,
ma douce mère, s’avouant déesse, telle que la voient
les habitants du ciel, dans sa majesté, et elle me prit par la main,
elle me retint, puis ajouta ces mots de sa bouche de rose :
« Mon fils, quel terrible ressentiment éveille cette colère (…) -
Horace, Odes IV 6 | Phébus
9 février 2015, par Danielle CarlèsDieu que les enfant de Niobé, coupable d’orgueilleuse langue, vengeur ont connu, Tityos aussi, le violeur, et, sur le point d’être vainqueur des hauts remparts de Troie, héros de Phtie, Achille,
à tout autre supérieur, face à toi piètre soldat,5 quand bien même, fils de Thétis marine, il ébranlait les tours dardaniennes sous les coups de son redoutable dard, âpre à guerroyer.
Et celui-là, comme sous la cognée du fer mordant un pin ou bien sous la poussée de l’Eurus un (…) -
Virgile, Énéide IV v. 90-128 | Tractations
19 février 2014, par Danielle Carlès[90] Ce mal dont elle est prise, dès que le comprit
l’épouse chérie de Jupiter, et que la honte n’opposait aucun frein à la fureur,
elle va voir Vénus, la Saturnienne, et l’attaque en ces termes :
« Glorieux mérite vraiment, dépouilles magnifiques que vous remportez,
toi et ton enfant, grande et mémorable renommée,
[95] une seule femme vaincue par la ruse de deux dieux !
Non, je ne suis pas dupe à ce point, tu redoutais nos forteresses,
tu tenais en soupçon les palais de la (…) -
Virgile, Énéide I v. 223-237 | Jupiter et Vénus tout en haut du ciel
9 janvier 2013, par Danielle CarlèsEt déjà c’était fini, quand Jupiter tout en haut de l’éther,
Regardant la mer où volent les voiles et les terres alanguies,
[225] Les rivages, les peuples étalés, oui, du sommet du ciel,
S’arrêta et plongea son regard sur le royaume Libyen.
Et tandis qu’il brasse en son cœur tout ce qui sollicite son attention,
Triste contre son habitude, les yeux brillants, inondée de larmes,
Vénus vient lui parler : « Ô toi qui sur le monde des hommes et des dieux
[230] Exerces ton éternel (…) -
Horace, Odes I 30 | L’amour précieux
22 décembre 2011, par Danielle CarlèsO Vénus, reine de Cnide et de Paphos, délaisse Chypre que tu aimes, viens habiter le joli sanctuaire de Glycère. Elle t’appelle et fait brûler beaucoup d’encens. Que viennent bien vite avec toi l’enfant des désirs brûlants, et les Grâces aux ceintures dénouées, les Nymphes et la Jeunesse, sans toi moins séduisante, et que vienne Mercure.
Texte latin
O Venus regina Cnidi Paphique,
sperne dilectam Cypron et uocantis
ture te multo Glyceræ decoram
transfer in aedem.
Feruidus tecum (…)