Avec plus de richesse que les intacts trésors des Arabes et de l’Inde opulente, de moellons tu peux, c’est sûr, envahir la terre pour toi, et la mer, tout notre espace commun, mais si enfonce, d’acier forgés, même aux sommets les plus hauts, la dure Nécessité ses clous, non, ton âme de la peur, non, ta tête du piège de la mort tu ne dégageras pas. Il vaut mieux les Scythes de la steppe, dont les chariots à l’ordinaire tirent des maisons vagabondes, et la vie aussi des rude (…)
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glyconique
Articles
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Horace, Odes III 24 | La grande honte d’être pauvre
30 septembre 2014, par Danielle Carlès -
Horace, Odes III 19 | À boire !
15 septembre 2014, par Danielle CarlèsCombien de générations séparent Inachus et Codrus qui pour sa patrie n’eut pas peur de mourir tu racontes, et la descendance d’Éaque, et les combats menés sous les murs de la sainte Ilion. Sur le prix de la jarre de Chio dans le commerce, sur celui qui met de l’eau à tiédir, sur l’hôte qui nous ouvre sa maison et l’heure où je suis à l’abri d’un froid pélignien, tu ne dis pas un mot. À boire, vite, pour la lune nouvelle ! À boire, pour la nuit qui bat son plein ! À (…)
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Horace, Odes III 15 | De la décence
5 septembre 2014, par Danielle CarlèsFemme du besogneux Ibycus, à la fin, mets un terme à ta vie de débauche et à ce manège déshonorant, plus près que jamais de l’heure du tombeau, cesse de minauder parmi les jeunes filles5 et répandre la brume sur des étoiles claires. Non, ce qui sied à Pholoé à toi, Chloris, ne sied pas pour autant. Ta fille à meilleur droit prend d’assaut les maisons des jouvenceaux comme une Thyade excitée par les battements du tympanon.10 Elle, il y a l’amour de Nothus qui la pousse à (…)
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Horace, Odes III 10 | Aux suppliants fais grâce !
12 décembre 2013, par Danielle CarlèsAux confins du Tanaïs tu boirais son eau, Lycé, mariée à un sauvage, que pourtant me voir couché devant ta porte rugueuse et jeté aux indigènes Aquilons, tu en pleurerais.
Entends-tu le bruit à ta porte, le bruit dans le bois planté entre les murs de ta belle maison ? Cela mugit avec le vent. Et que la neige au sol se glace sous le ciel pur de Jupiter ?
Cette arrogance déplaît à Vénus, dépose-la, que la roue, tournant à l’envers, ne voie filer le câble ! Tu n’es pas Pénélope, à ses (…) -
Horace, Odes IV 5 | Auguste, à l’instar du printemps
2 février 2015, par Danielle CarlèsNé par la bonté des dieux, de la lignée de Romulus gardien éminent, tu es loin depuis trop longtemps. Tu avais pourtant promis un prompt retour à la sainte Assemblée des Pères. Reviens !
Rends la lumière, chef si bon, à ta patrie,5 car à l’instar du printemps, dès que ton visage rayonnant s’est montré au peuple, le jour gagne en beauté et tous les soleils brillent avec plus d’éclat.
Comme une mère son fils que le Notus jaloux en soufflant par-delà les eaux de la mer de (…) -
Horace, Odes III 7 | Tentations
28 octobre 2013, par Danielle CarlèsUne première version en vers justifiés (52 x 2 + 30 + 38 caractères)
pourquoi pleures-tu Astérie ce garçon que la blanche clarté du Favonius au printemps naissant te ramènera prospère du commerce en Thynie ce garçon fidèle et de grande droiture
Gygès tandis que lui poussé par le Notus vers Orikos après les excès des astres de la Chèvre il passe ses nuits au froid non sans verser beaucoup de larmes incapable de dormir
pourtant un entremetteur de son hôtesse troublée lui dit que Chloé (…) -
Horace, Odes I 13 | Vénus brutalisée
4 janvier 2012, par Danielle CarlèsLydia, lorsque tu fais l’éloge de la nuque rose de Télèphe, des bras de cire de Télèphe, ah ! mon sang se met à bouillir, la bile me rend malade ! Ma tête tourne, mon teint se brouille, mes joues se couvrent de larmes incontrôlables. Voici l’effet du feu persistant qui couve au plus profond de moi et me dévore. Je brûle de rage si j’aperçois sur tes épaules blanches les marques honteuses d’une dispute qui est allée trop loin sous l’empire du vin, ou si ton amant furieux a mordu tes lèvres (…)
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Horace, Odes III 25 | Je dirai de l’inouï
4 octobre 2014, par Danielle CarlèsOù, Bacchus, m’entraînes-tu, de toi plein ? Dans quels bois suis-je mené, dans quelles grottes, si vite, l’esprit neuf ? Dans quels antres m’entendra-t-on chanter l’incomparable César, dont je médite d’inscrire la gloire éternelle au nombre des étoiles et du conseil de Jupiter ? Je dirai de l’inouï, du nouveau, à ce jour informulé par toute autre bouche. Non autrement sur les crêtes, éveillée, s’éblouit l’Éviade voyant au loin l’Hèbre, et, de neige étincelante, la (…)
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Horace, Odes IV 1 | Mais pourquoi, ah ! Ligurinus
27 novembre 2014, par Danielle CarlèsSuspendues, Vénus, depuis si longtemps,
tu reprends les hostilités ? Épargne-moi, je t’en supplie, je t’en supplie !
Je ne suis plus celui que j’étais quand, aimable,
régnait sur moi Cinara. Cesse, de la douceur
mère implacable des Désirs,5
dans mon dixième lustre, de vouloir me plier à ton suave
empire, je suis rebelle à présent. Va-t’en
là où te réclament les flatteuses prières des hommes jeunes.
Avec plus de chance dans la maison
de Paulus, à toutes ailes, par la pourpre (…) -
Horace, Odes IV 3 | Melpomène
20 janvier 2015, par Danielle CarlèsCelui, Melpomène, qu’une seule fois
à sa naissance de ton œil très doux tu auras regardé,
celui-là, non, le jeu isthmique
ne le verra pas s’illustrer au pugilat, non, un cheval endiablé
ne le mènera pas sur un char achéen5
à la victoire, et aucune exploit guerrier, du feuillage délien
général couronné
pour avoir écrasé l’orgueil menaçant des rois,
ne l’affichera au Capitole,
mais les eaux qui arrosent le fécond Tibur10
et l’épaisse chevelure des bois
lui forgeront dans (…)
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