prière à Mercure (1-15) C’était cela, mon vœu : un domaine pas
trop grand, avec un jardin, une source
d’eau courante proche de la maison, et
des bois, un peu, au-dessus. Les dieux
m’ont exaucé même au-delà et mieux. C’
est bien. Je ne demande pas plus, fils
de Maïa, ou plutôt, une chose : que tu
me permettes de conserver à moi le don
que j’ai reçu. S’il est vrai que je n’
ai pas accru ma fortune par de mauvais
moyens, que je ne serai pas cause, par
ma sottise ou par ma (…)
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Mécène
Ce chevalier romain (environ 69 a.C. - 8 a.C.) d’origine étrusque appartient à l’entourage proche d’Auguste. Poète et homme de goût, riche et influent, il a été le protecteur, entre autres, de Virgile et d’Horace, et particulièrement l’ami de ce dernier.
– Il comptait parmi ses aïeux maternels des lucumons, c’est-à-dire des nobles étrusques, chefs de la ville d’Arretium.
– Mécène jouissait d’une grande influence, mais ne possédait aucun titre officiel, ne les ayant ni sollicités, ni acceptés.
– C’est lui qui a offert Horace la propriété de Sabine où il aime vivre, à Tibur.
– Mécène était de santé fragile. En l’an 30 av. J.-C. il subit une grave maladie, dont il se releva. Horace évoque le jour où il reparaît en public, au théâtre de Pompée.
Articles
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Horace, Satires II 6 | Des hommes et des rats
21 mars 2012, par Danielle Carlès -
Horace, Odes I 1 | à Mécène
13 avril 2012, par Danielle CarlèsMécène, issu d’une ancienne famille de rois,
ô mon rempart et ma douce lumière de gloire,
pour certains, le bonheur c’est la poussière
olympique ramassée sur un char, les roues en
feu quand ils contournent la borne, annoblis
par la palme de la victoire, haussés jusqu’à
l’égal des dieux, maîtres dominant le monde.
Pour lui, c’est la cohue des débats la foule
impulsive des Quirites luttant pour l’élever
au troisième degré de l’échelle honorifique.
Pour cet autre, enfermer (…) -
Horace, Satires I 9 | Sur la Voie Sacrée, il y a deux millénaires
7 janvier 2012, par Danielle CarlèsJe passais sur la voie Sacrée, comme à mon habitude, méditant sur je ne sais quoi, tout entier à mes rêveries.
Quelqu’un m’aborde. Je connais son nom, mais pas plus.
Il m’attrape la main et la serre : "Comment vas-tu, très cher ?" Je lui réponds : "Pour le moment très bien, et tes désirs sont les miens".
Il m’emboîte le pas.
Le premier je brise le silence : "A ton service !" Alors lui : "Tu me remets, n’est-ce pas ? Je suis un homme de lettres." Moi : "Raison de plus de (…) -
Horace, Épodes 14 | Paresse
13 octobre 2012, par Danielle CarlèsPourquoi la paresse indolente a diffusé au plus profond de mes sens un pareil oubli, comme si, le gosier sec, j’avais aspiré des coupes versant le sommeil du Léthé, 5 radieux Mécène, tu me tues à le demander sans arrêt. Un dieu, oui, un dieu m’interdit d’amener les ïambes commencés, ce poème un jour promis, jusqu’au volume achevé. C’était, dit-on, la même chose, quand pour Bathylle de Samos 10 s’enflamma Anacréon de Téos, qui bien souvent sur la lyre creuse pleura son amour sans s’appliquer (…)
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Horace, Odes IV 11 | de mes amours l’achèvement
18 février 2015, par Danielle CarlèsIl y a chez moi, dépassant les neuf années de garde, une jarre pleine d’Albe, il y a dans mon jardin, Phyllis, de l’ache pour être tressée dans les couronnes, il y a de mon lierre
à foison, qui, cheveux relevés, t’illuminera.5 Riante est ma maison d’argenterie. L’autel de vierges rameaux est noué, avide que par le sacrifice d’un agneau on l’arrose.
L’ensemble de la maisonnée s’active, ici et là, on court de tous côtés, garçons et filles mélangés.10 Les flammes (…) -
Horace, Satires I 1 | Où il est question d’accumulation des richesses et de compétition
4 novembre 2011, par Danielle CarlèsComment se fait-il, Mécène, que personne ne soit content de son sort, ni celui qui l’a mûrement calculé, ni celui qui le doit au seul hasard ? Et que l’on vante toujours le bonheur de ceux qui suivent d’autres directions que soi ? (1-3)
"Ce sont les marchands qui sont heureux !", dit le soldat quand il sent le poids des ans, et son corps perclus par les efforts accumulés. Mais de son côté le marchand, quand les Austers malmènent son navire : "Il vaut mieux être militaire. Parce que quoi ? (…) -
Horace, Odes III 8 | Laisse les choses graves !
4 novembre 2013, par Danielle CarlèsNon marié qu’ai-je à fêter aux Calendes de Mars, que veulent dire les fleurs et la boîte d’encens et le charbon, t’étonnes-tu, déposé sur un autel de gazon frais,
toi qui sais parler couramment l’une et l’autre langue. J’avais fait le vœu d’un repas fin et d’un bouc blanc à Liber le jour où j’ai failli mourir à cause de la chute d’un arbre.
Ce jour de fête, l’année y revenant, fera sauter le bouchon de liège scellé à la poix d’une amphore mise à boire la fumée sous le consulat de (…) -
Horace, Épodes 1 | à Mécène
3 juillet 2012, par Danielle CarlèsTu iras sur nos liburnes, au milieu des hautes forteresses navales, ami, prêt à affronter tous les dangers de César, Mécène, au péril de ta vie. Mais moi, pour qui la vie n’a de charme que toi vivant, sinon insupportable ? Tu me dis de poursuivre dans mon loisir. Le ferai-je ? Il n’est doux qu’avec toi, ou prendrai-je ma part de l’épreuve comme il convient aux hommes sans faiblesse ? Je la prendrai, et à travers les cols des Alpes, le Caucase inhospitalier, ou jusqu’au dernier golfe du bord (…)
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Horace, Odes III 29 | Quod adest memento
13 octobre 2014, par Danielle CarlèsTyrrhénien descendant de rois, il y a pour toi dans une jarre jamais encore renversée un vin doux, puis la fleur, Mécène, des roses et une huile de noix d’Afrique pour tes cheveux,
depuis longtemps chez moi : arrache-toi à ce qui te retient, et cesse de n’avoir toujours sur l’humide Tibur, sur Éfula et ses champs vallonnés qu’une vue de loin, et sur les sommets du parricide Télégone.
Déserte le luxe fatigant et la tour proche des abruptes nuées, renonce à admirer, ville (…) -
Horace, Satires II 8 | Une farce pour finir
10 avril 2012, par Danielle Carlèsle bienheureux Nasidiénus — As-tu pris grand plaisir, en dînant chez le bienheureux Nasidiénus ?
Oui, hier quand je te cherchais pour t’inviter on m’a dit que tu étais
là-bas, à boire en compagnie, depuis le milieu de la journée. — Ah, de
toute ma vie jamais de meilleur ! — Dis, si je ne te dérange pas, avec
quoi avez-vous commencé pour calmer l’aigreur de vos ventres affamés ? — En premier du sanglier de Lucanie capturé par un doux vent d’Auster,
selon les mots de notre (…)
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